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TurquieUn gourou créationniste écope de mille ans de prison

Un prédicateur créationniste turc a été condamné à plus de mille ans de prison. L’homme âgé de 64 ans a été notamment reconnu coupable d’agressions sexuelles, de fraudes et de tentatives d’espionnages.

Adnan Oktar s’est rendu célèbre après la publication d’un «Atlas de la création», livre de 770 pages dans lequel il rejette les théories évolutionnistes.
Adnan Oktar s’est rendu célèbre après la publication d’un «Atlas de la création», livre de 770 pages dans lequel il rejette les théories évolutionnistes.
AFP

Un tribunal turc a condamné lundi à plus de mille ans de prison un gourou et prédicateur créationniste, Adnan Oktar, reconnu coupable d’une série de crimes à caractère sexuel.

Figure controversée en Turquie, Adnan Oktar, plus célèbre sous le pseudonyme Harun Yahya, s’est fait connaître auprès du grand public grâce à son émission sur la chaîne en ligne A9 dans laquelle il présentait des programmes entouré de femmes lourdement maquillées et légèrement vêtues qu’il surnommait «chatons».

Arrêté en juillet 2018, AdnanOktar, âgé de 64 ans, a été condamné lundi par un tribunal d’Istanbul à 1.075 ans de prison, notamment pour agressions sexuelles, abus sexuels sur mineurs, fraudes et tentative d’espionnage.

«Atlas de la création»

Des dizaines d’autres personnes parmi 236 suspects jugés dans le cadre du même procès ont également été condamnées à de lourdes peines de prison, principalement pour des crimes sexuels et financiers, selon les médias turcs.

A l’étranger, Adnan Oktar s’est rendu célèbre après la publication d’un «Atlas de la création», livre de 770 pages dans lequel il rejette les théories évolutionnistes.

Dans les années 1990, alors qu’il était à la tête d’une secte, de nombreux scandales sexuels l’impliquant ont fait la Une des journaux et lui ont offert une première forme de notoriété.

«Violation de l’égalité hommes-femme»

Il a été poursuivi en justice pour «association de malfaiteurs» mais a été blanchi au bout de plus de dix ans de procédures.

En février 2018, une guerre des mots l’avait opposé au chef des affaires religieuses en Turquie, Ali Erbas, après que ce dernier eut affirmé que le télévangéliste avait «probablement perdu son équilibre mental».

Le même mois, l’autorité audiovisuelle turque, RTUK, avait ordonné à cinq reprises l’arrêt de la diffusion d’un des programmes deAdnan Oktar qui «violait l’égalité hommes-femmes et rabaissait les femmes» et lui avait infligé une amende.

AFPE