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Encre bleueUn doudou à double

DR

C’est l’histoire d’un gars. D’un tout p’tit gars en fait puisqu’il doit avoir au moins une quinzaine de mois. On l’appellera Louis, pour faire simple. À sa naissance, ses grands-parents, fous de joie, lui ont offert un authentique «Teddy bear». Un petit ours en peluche articulé et extradoux qui coûte bonbon, mais qui est si mignon.

Le jouet tient bien dans la main du minot. Il est de ceux qui rassurent et consolent en toute occasion, avec ses yeux tendres qui semblent tout comprendre. Le nounours devient vite indispensable au petit Louis. Il sera donc son doudou. Arrive le jour où le petit bout d’homme prend le chemin de la crèche. Tout naturellement, il embarque sa peluche avec lui. Que ferait-il sans elle?

Mais voilà. Le Covid est passé par là! Dans l’institution de la petite enfance où le bambin est accueilli, on ne plaisante pas avec les mesures sanitaires. Quand un doudou rentre dans les locaux, il ne peut plus en sortir. Imaginez l’émoi du jeune Louis quand il doit quitter la crèche sans lui! Panique à bord, cris, pleurs et trépignements.

De guerre lasse, la jeune maman téléphone à ses parents. Et pose la seule question qui s’impose: «Vous l’avez acheté où, le nounours? Car elle doit trouver exactement le même pour calmer le jeu. Quitte à le fatiguer un peu pour lui donner le vécu du premier nounours. Ni une ni deux, les grands-parents filent à nouveau au magasin pour acheter un «Teddy bear» strictement identique à celui qui est resté à la crèche, et qui coûte toujours bonbon.

C’est ainsi que grâce aux mesures sanitaires, certains commerçants font de bonnes affaires: Louis ne doit pas être le seul petit enfant à avoir besoin d’un doudou à double…

3 commentaires
    Gilles Hieron

    C'est une bonne leçon de vie pour Louis qui découvre ainsi le monde socialiste qui l'attend.

    Au moins il n'aura pas de mauvaise surprise quand il sera plus grand, il aura déjà pris l'habitude que l'état lui prenne de façon arbitraire sa propriété privée sans compensation, et qu'on accuse ensuite les méchants commerçants de faire fortune sur son dos.

    Buhahahahahah........

    Pour les cocos de gauche du genre de PaG qui n'arrivent pas à faire la différence: c'est de l'humour.

    Si jamais PaG ne met pas son insulte habituelle pour nous faire partager sa pensée, surtout n'hésite pas Bastien à mettre la tienne en remplacement pour boucher le trou. Ce serait dommage de se priver du peu que vous arrivez à produire intellectuellement, c'est tellement pitoresque.