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ParisQuatre enfants et une femme tués dans un crime «intrafamilial»

Un homme est soupçonné d’avoir tué sa femme, ses deux enfants et deux de ses jeunes neveux. Les motifs du drame dans cette famille d’origine sri-lankaises sont encore inconnus.

La police médico-légale et judiciaire enquête dans la banlieue populaire parisienne de Noisy-le-Sec, devant la maison où un adulte et quatre enfants ont été retrouvés morts dans ce qui pourrait être une tragédie familiale aux circonstances encore floues.
La police médico-légale et judiciaire enquête dans la banlieue populaire parisienne de Noisy-le-Sec, devant la maison où un adulte et quatre enfants ont été retrouvés morts dans ce qui pourrait être une tragédie familiale aux circonstances encore floues.
AFP

Un quintuple meurtre et beaucoup de questions: un homme est soupçonné d’avoir tué sa femme, ses deux enfants de 18 mois et 5 ans et deux de ses jeunes neveux, âgés de 5 et 9 ans, dans son pavillon de Noisy-le-Sec, près de Paris. Les motifs du drame sont encore inconnus.

«A ce stade, aucun élément ne permet d’établir l’origine et les circonstances de ce drame», a indiqué dans un communiqué le parquet de Bobigny. Il avait auparavant évoqué un crime «intrafamilial» impliquant deux fratries d’origine sri-lankaises.

L’auteur présumé des faits, hospitalisé dans un état grave pour plusieurs plaies au couteau, a également grièvement blessé les parents de ses neveux et atteint plus légèrement les deux enfants plus âgés du couple, a détaillé le parquet.

Les corps sans vie des victimes ont été découverts par les services de police aux alentours de 11h30 dans un quartier pavillonnaire de cette ville de Seine-Saint-Denis. D’après le parquet, ce sont ces deux adolescents de 13 et 15 ans qui ont donné l’alerte en se réfugiant chez les voisins.

Enfermés dans le sous-sol

D’après leur récit, les deux adolescents avaient été, dans la matinée, enfermés par leur oncle dans le sous-sol du pavillon où se trouvaient leurs parents et un de leurs frères, tous grièvement blessés. «Ils percevaient par ailleurs des cris à l’étage» avant de réussir à prendre la fuite, indique le communiqué.

Dans ce quartier, où un périmètre de sécurité avait été établi, plusieurs témoins étaient sous le choc. «C’était une famille sans histoire, exemplaire. Je n’arrive pas à y croire», a déclaré à l’AFP le maire de la ville, Olivier Sarrabeyrouse, élu depuis quelques mois, et qui avait été l’instituteur de plusieurs de ces enfants. La famille était, selon lui, présente en France depuis plusieurs années.

La ville va mettre en place une cellule psychologique pour les enfants et les familles, a annoncé le maire. La police judiciaire est en charge de l’enquête.

ATS/NXP