Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Élection présidentielle américaine
Trump matraque Harris et exclut définitivement un autre débat

SCRANTON, PENNSYLVANIA - OCTOBER 09: Republican presidential nominee, former U.S. President Donald Trump during a campaign rally at Riverfront Sports on October 09, 2024 in Scranton, Pennsylvania. Trump is holding campaign events in the battleground state of Pennsylvania, a key swing state that holds 19 electoral votes the fifth highest in the nation and number one among the battleground states.   Michael M. Santiago/Getty Images/AFP (Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Donald Trump a définitivement exclu mercredi d’affronter Kamala Harris lors d’un nouveau débat et a redoublé d’attaques contre sa rivale démocrate lors de meetings en Pennsylvanie à un mois de l’élection présidentielle aux États-Unis.

«Il n’y aura pas de match retour !», a écrit le milliardaire républicain sur son réseau, Truth Social, malgré les propositions des chaînes CNN et Fox News pour diffuser un face-à-face entre les deux candidats. «Kamala a clairement déclaré hier qu’elle ne ferait rien de différent de Joe Biden, il n’y a donc pas lieu de débattre», a-t-il ajouté.

Le tribun avait été déstabilisé par la vice-présidente lors de leur unique duel télévisé le 10 septembre, selon la plupart des observateurs. Kamala Harris avait titillé son ego sur de nombreux sujets – la participation à ses meetings, les désaffections de ses anciens alliés politiques, sa réputation internationale -, l’empêchant de développer sa vision pour le pays.

Donald Trump répète toutefois à l’envi qu’il a remporté ce débat. Après de multiples reculades, il met fin au suspense.

L’ancien président a préféré dérouler ses attaques contre Kamala Harris face à des foules acquises à sa cause, en Pennsylvanie. «Elle est incompétente, on ne peut pas lui faire confiance et elle est totalement incapable d’être présidente», a-t-il tancé lors d’un meeting à Scranton, la ville natale de son successeur à la Maison-Blanche Joe Biden.

«Si Kamala est élue, vos dépenses augmenteront et vos lumières s’éteindront», a assuré le républicain, face des milliers de partisans coiffés des célèbres casquettes rouges de sa campagne.

Donald Trump a aussi qualifié le président démocrate, qu’il avait largement dominé lors de leur débat fin juin, d’homme «pathétique» et «triste». «Quelqu’un m’a dit que je devrais être plus gentil», a souligné le républicain. «Je ne veux pas être gentil.»

Dans cet État du nord-est qui est l’un des plus disputés de la présidentielle, il a aussi répété ses diatribes contre les migrants, affirmant que les États-Unis se faisaient «empoisonner» à la frontière avec le Mexique.

«Film d’horreur absolu»

Meeting après meeting, Donald Trump peint un tableau de plus en plus sombre d’une Amérique ravagée selon lui par les migrants, une inflation galopante et une bien-pensance dévastatrice. «Notre pays vient de subir quatre années d’un film d’horreur absolu, nous ne pouvons pas nous permettre quatre ans de plus», a-t-il encore martelé mercredi.

Il devait ensuite faire un stop dans une autre ville de Pennsylvanie, un État où il s’est imposé d’un rien en 2016 mais où Joe Biden l’a emporté sur le fil en 2020. Les cols-bleus de ce territoire en déclin industriel depuis de longues années ont été nombreux à quitter le navire démocrate pour rallier le camp républicain.

Mais Kamala Harris compte sur les grands projets d’infrastructures lancés par Joe Biden, créateurs d’emploi, et le soutien de syndicats pour les reconquérir.

La candidate démocrate retournera lundi en Pennsylvanie, après le meeting prévu jeudi d’un des meilleurs émissaires du Parti démocrate: l’ancien président Barack Obama.

Trump au Madison Square Garden

Elle doit enchaîner en fin de semaine des rendez-vous de campagne dans l’Arizona et le Nevada -- deux autres États qui seront décisifs pour l’élection, organisée au scrutin universel indirect.

Mercredi, la vice-présidente a qualifié de «dangereuses» et «inadmissibles» les accusations sans fondement martelées ces derniers jours par le camp républicain, et Donald Trump au premier chef, sur la gestion des ouragans Hélène et Milton par le gouvernement fédéral.

Les deux candidats restent au coude-à-coude dans les sondages dans les États clés. Et ce, malgré une série de rebondissements sans précédent dans la campagne: la condamnation au pénal de Donald Trump, deux tentatives d’assassinat le visant, le retrait de candidature de l’actuel président Joe Biden et l’entrée en lice de Kamala Harris.

Les deux candidats à la Maison-Blanche labourent donc le terrain à la conquête de voix d’indécis. Au-delà des États clés, Donald Trump cherche aussi à titiller les démocrates dans leurs fiefs: il organise samedi un meeting en Californie -- connue pour être très progressiste -- et a annoncé mercredi prévoir un événement dans la mythique salle du Madison Square Garden à New York.

Selon le US elections project, quelque 2,5 millions d’électeurs ont déjà fait leur choix et glissé un bulletin dans l’urne lors d’opérations de vote anticipé.

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «Tribune de Genève» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters

AFP