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Canulars et impostures 2/5Trondheim incarne un bédéaste imaginaire

Sous l’identité de Frantico, le célèbre auteur a rejoué la mystification Romain Gary/Émile Ajar, version BD. Il n’a avoué la supercherie que récemment, dans un livre d’entretiens.

Double identité Auteur d’une œuvre prolifique et protéiforme, Lewis Trondheim s’est inventé un alter ego avec Frantico.
Double identité Auteur d’une œuvre prolifique et protéiforme, Lewis Trondheim s’est inventé un alter ego avec Frantico.
Pierre Duffour

Le bougre a déboulé comme un météore, avec un aplomb qui n’avait d’égal que son ton décomplexé. Obsédé sexuel revendiqué, flanqué d’un chat incarnant sa mauvaise conscience, ce célibataire en surpoids dénigrant volontiers ses collègues a stupéfié le milieu de la bande dessinée dès sa première apparition, en janvier 2005. Son nom? Frantico. Précocement dégarni et ventripotent, l’homme a tenu en haleine les internautes avec un blog très suivi, avant de publier des albums, de donner une brassée d’interviews puis de disparaître presque aussi vite qu’il s’était imposé.

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