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Encre bleueTremblez, jeunes truites!

FSP/ @Rainer Künis, Liechtenstein

Tremblez, jeunes truites! Le temps de l’insouciance est terminé.

Si les pêcheurs vous ont fichu une paix royale jusqu’à présent, ce n’est pas pour vos beaux yeux, mais bien pour vous laisser prospérer en toute sérénité dans les eaux claires. Et qu’arrivées à maturité, vous soyez à croquer…

En ce premier samedi de mars, fini donc la rigolade: l’heure de l’ouverture de la pêche en rivière a sonné.
Un rendez-vous qu’aucun pêcheur en état de fonctionner ne saurait rater! D’ailleurs, ils sont nombreux à prendre leur permis annuel juste pour être présents en ce grand jour au bord de l’eau pour aller taquiner le poisson. Un cadre ou une canne à la main, selon l’endroit où ils se postent.

Sur les bords du Rhône, en milieu urbain, la pratique se fait uniquement au cadre. Une technique typiquement genevoise, me glisse Alexandre, grand pêcheur devant l’éternel, après son père et son grand-père, qui l’ont initié au maniement de la chose.

«Le cadre, c’était celui qui entourait autrefois l’ardoise des écoliers, et autour duquel on enroule des mètres et des mètres de fil. Cela ne demandait pas un équipement coûteux, et tout le monde pouvait aller attraper sa truite pour nourrir les siens, en complément de ce qui était cultivé dans les jardins familiaux. C’est une pêche populaire, quoi!»

Aujourd’hui, environ 1000 permis de pêche en rivière sont délivrés, un chiffre plus ou moins stable ces dernières années, alors qu’ils étaient encore 3600 dans les années 70. Et si Genève compte encore autant d’amateurs de pêche et de plein air, c’est parce que de gros efforts ont été faits pour renaturer les cours d’eau et améliorer leur qualité. Les poissons apprécient.

Paraît que c’est un loisir merveilleux pour se ressourcer. Je devrais essayer. Alors tremblez, jeunes truites…