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Culture en étéTranse musicale au Jardin botanique

À l’enseigne des concerts estivaux de la Ville, le groupe L’Éclair jouait mercredi parmi les essences rares du musée en plein air. Une certaine idée du bonheur.



Cet été, c’est concerts!, événement organisé par la Ville de Genève, ici au Jardin botanique.


Cet été, c’est concerts!, événement organisé par la Ville de Genève, ici au Jardin botanique.
© Steeve Iuncker-Gomez

Un concert aux Conservatoire et Jardin botaniques? En invitant les citadins à se rendre dans le musée en plein air pour une série de concerts pop et classiques, la Ville tient son événement estival. Première mercredi avec le groupe L’Éclair pour un résultat séduisant, au crépuscule, parmi les essences rares.

«Ça fait un petit club en extérieur», se réjouit le responsable de la Municipalité, Laurent Marty. Jeudi à 21 h, le public est arrivé sans se presser, «flux léger» prié de suivre les lumières. Des néons dans le Jardin botanique, voilà qui rappelle une intervention ici même du festival Antigel… «Gel tout court!» corrige Laurent Marty. Hydroalcoolique, disponible à l’entrée. On pénètre dans le site les mains propres.

Festin de grooves

Dépasser la serre tempérée, croiser devant un massif de Stachys bizantina… C’est ici, sur la pelouse sous la buvette en dur et la Villa Le Chêne. La scène en bas, le public dans la pente, disséminé par petits groupes assis sur l’herbe. Comme un air de garden-party dans la haute société – quelques saltimbanques vous divertiront avant de passer à table! Non? «Ça fait plaisir de jouer dans un si beau cadre, avec de si belles personnes.» Aux musiciens le dernier mot. L’entrée est gratuite, 300 personnes maximum. Le tiers des places reste vacant cependant. Avis aux amateurs pour les prochaines dates: lorsque le site web de la Ville affiche complet, sur le terrain à l’heure dite, tout le monde ne vient pas et la billetterie reste ouverte.

La prestation peut commencer. Où l’on retrouve L’Éclair, jeune bande issue de cette scène genevoise gourmande de tous les sons, équipage électroacoustique sans paroles mais force grooves déclinés de mille façons – évanescents, éléphantesques, cosmiques si pas tropicalesques. Six musiciens à la manœuvre, basse, guitare, claviers, batterie, bongos et congas, un violon en invité. Le son s’avère impeccable. Quant au cadre, il fait merveille, comme prévu.

Danser sur la pelouse

Pour L’Éclair, il s’agissait là de sa troisième sortie en public depuis le Covid, après Zurich et Lucerne. Pour la suite, des dates ont été agendées à la rentrée, en France, en Allemagne. «Un coup de poker, prévient le bassiste Elie Ghersinu, rien n’est sûr pour l’avenir proche.»

22 h. La nuit tombe. Le public se lève et danse. La transe s’est invitée dans le jardin. Le Botanique en musique, on y reviendra, pour du classique ce vendredi avec l’Orchestre de Lancy, pour du rap le 15 juillet avec Makala. Avant de terminer avec les Young Gods le 28 août.