Passer au contenu principal

Encre bleueTous au spectacle

LAURENT GUIRAUD

Nous sommes ainsi faits qu’un rien nous distrait. Est-ce l’effet de la chaleur qui s’installe? D’un certain désœuvrement? Du manque de distractions causé par ce virus qui nous empoisonne depuis bientôt un an? Toujours est-il que la moindre animation dans l’espace public attire actuellement toujours plus de curieux. Et pas que des retraités, je vous vois venir! Non, il y a là des femmes et des hommes de tous âges qui ne se seraient sans doute jamais détournés en temps normal.

Visez ainsi toutes ces personnes qui s’arrêtent en chemin pour admirer les employés des espaces verts occupés à tondre les platanes! La représentation captive, certes, avec ce ballet aérien d’humains agiles et encordés jouant de la scie pour couper tout ce qui dépasse. Mais il n’y a guère de suspens. Et au moment des saluts, ne restent que des branches gisant au sol et, sur l’arbre, des moignons tendus vers le ciel comme des reproches…

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.