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Tentative d'enlèvement? Non, vraie méprise sous la pluie

Centre ville de Plan-les-Ouates en vue aérienne.
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Les faits et la rumeur. La rumeur est urbaine et va très vite. Que dit-elle depuis mardi en fin de journée? Que ce même jour, à une heure imprécise, «en allant ou en rentrant de l'école, une enfant de 11 ans a semble-t-il été victime d'une tentative d'enlèvement». Un homme à l'âge indéterminé, au volant de sa voiture, «aurait tenté de l'amadouer et lui aurait finalement donné l'ordre de monter à bord, mais l'enfant s'est enfuie».

Maintenant les faits. La police confirme la présence des deux protagonistes – un homme en voiture, une enfant à pied –, tout en précisant l'heure (mardi 7 février à 13h45) et l'endroit (sur la commune de Plan-les-Ouates). «Un individu a effectivement freiné avec sa voiture à hauteur de la jeune élève et lui a proposé de monter sur le siège passager, explique le porte-parole de la police genevoise, Silvain Guillaume-Gentil. Cette dernière, se souvenant des consignes plusieurs fois répétées, a refusé de monter, pris la fuite et, dès son arrivée à l'école, raconté ce qui venait de lui arriver.»

Bon réflexe, bonne attitude. L'information a aussitôt été transmise à la police. Laquelle police a pu rapidement entrer en contact avec un automobiliste correspondant au signalement et le conduire au poste pour l'auditionner.

Longue séance, menée par deux inspecteurs de la police judiciaire, spécialisés dans ce type d'audition. D'où il est ressorti ceci: une histoire de méprise, tout humaine, en lien avec la météo du jour. Mardi, à la mi-journée, de 12h à 15h, il a plu abondamment sur Genève. L'homme voit l'enfant marcher sous la pluie, il est au sec dans sa voiture. « Il lui a simplement proposé de la conduire jusqu'à l'entrée de son école pour lui épargner les trombes d'eau», poursuit l'officier de presse.

C'est sa version des faits. Elle a bien sûr été soupesée au mot et au geste près par ses deux contradicteurs de la PJ. «Vérifications faites, l'homme avait un emploi du temps réaliste, ses propos ne prêtaient pas à confusion, son attitude magnanime était visiblement sincère dans son intention», commente Silvain Guillaume-Gentil. Avant de conclure: «Jusqu'à preuve du contraire, l'altruisme spontané n'est pas encore une infraction pénale. Quant à l'enfant, elle a agi comme elle devait le faire, signe que le message de prévention a été bien entendu.»