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SuisseTélétravail et enfants: les femmes davantage pénalisées

Le confinement a davantage impacté les personnes avec des enfants à charge, qui ont connu une baisse de leur capacité de travail à domicile en raison de la garde des enfants et de l’enseignement à domicile.

Les femmes ont subi une plus grande surcharge de travail à la maison entre le homeoffice et les enfants que les hommes (archives).
Les femmes ont subi une plus grande surcharge de travail à la maison entre le homeoffice et les enfants que les hommes (archives).
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les femmes ont davantage subi les conséquences négatives de la crise du Covid-19 que les hommes. Les tâches supplémentaires à la maison avec les enfants ont notamment réduit leurs capacités de travail.

Les mesures prises par le Conseil fédéral pour endiguer l’épidémie ont surtout eu un impact sur les personnes avec des enfants à charge. Entre un quart et un tiers d'entre elles ont connu une baisse de leur capacité de travail en raison de la garde des enfants et de l’enseignement à domicile, indique jeudi une étude de l’institut Sotomo réalisée pour le compte du Bureau fédéral de l’égalité.

Comme à l’étranger, ce sont les femmes qui ont majoritairement supporté la charge de travail supplémentaire. Elles ont été plus nombreuses que les hommes à avoir eu moins de temps à consacrer à leur activité professionnelle.

Cependant, en termes de charge mentale, l’augmentation des tâches de garde a constitué un poids identique pour les femmes et pour les hommes. Les femmes bien formées, dont les activités pouvaient être effectuées en télétravail, sont celles qui ont subi la plus grande baisse de capacité de travail.

Tensions et conflits

La crise a aussi eu des conséquences sur l’ambiance dans les ménages. Environ une personne sondée sur cinq a indiqué avoir connu davantage de tensions et de conflits à la maison qu’avant la pandémie. Sur la durée, la part d’hommes dans cette situation augmente quelque peu, alors que celle des femmes diminue légèrement.

L’étude a été réalisée sur la base de quatre sondages successifs menés entre le 22 mars et le 8 juin. En moyenne, près de 30’000 personnes ont participé à chaque enquête.

(ATS/NXP)