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AviationSwiss pourrait supprimer 1000 postes d’ici deux ans

La compagnie aérienne helvétique pourrait biffer jusqu’à 1000 places de travail d’ici 2022 en raison de la crise du Covid-19, a déclaré samedi son directeur général Thomas Klühr. Ce plan d’économie devrait se faire sans licenciements.

Swiss perd actuellement entre un million et demi et deux millions de francs par jour, selon le directeur général Thomas Klühr.
Swiss perd actuellement entre un million et demi et deux millions de francs par jour, selon le directeur général Thomas Klühr.
KEYSTONE

Le patron de Swiss, Thomas Klühr, s’attend à ce que la compagnie supprime 1000 postes d’ici deux ans. Ce plan d’économie devrait se faire par le gel des embauches, des formules de travail à temps partiel et des retraites anticipées.

Si les fluctuations évoluent comme lors des dernières années, ces trois moyens pourraient permettre de supprimer les 1000 places de travail sans licenciements, a indiqué Thomas Klühr dans une interview au journal «Schweiz am Wochenende» de samedi.

La pandémie de coronavirus a paralysé le trafic aérien, ce qui a plongé les compagnies aériennes dans les chiffres rouges. La filiale de Lufthansa s’attend à ce que ses activités diminuent de 20% à moyen et long terme. La suppression de 1000 postes devrait suffire dans ce contexte.

Pertes importantes

Mais si la situation ne s’améliore pas, en particulier pour les vols longue distance, les licenciements ne seront plus exclus. On verra au premier trimestre 2021 si ces mesures auront suffi ou non.

Swiss perd actuellement entre un million et demi et deux millions de francs par jour, selon le directeur général qui a annoncé son départ pour la fin de l’année. Les nombreuses règles de quarantaine de la Confédération s’assimilent presque à un deuxième «lockdown» pour la compagnie. Si elles perdurent encore des mois, cela va devenir vraiment difficile. La compagnie ne peut pas atteindre ses objectifs avec de telles règles.

Tests avant le départ

Swiss a approché la Confédération et a demandé que la quarantaine soit remplacée par des tests avant le départ. Lufthansa veut tester cette solution sur quelques lignes courte distance. Un essai pourrait aussi être mené chez Swiss. Berne a réagi avec compréhension.

Thomas Klühr a annoncé mardi dernier son départ pour raisons privées. La décision aurait déjà été prise avant l’arrivée du Covid-19 et aurait dû être communiquée en mars. Mais compte tenu de la situation extraordinaire qui a prévalu, il a reporté sa démission de quelques mois.

ATS/NXP