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Tournant géopolitiqueSur le Nil Bleu, le barrage de la discorde

Le mégaprojet de l’Éthiopie irrite l’Égypte. Entre les deux géants, une bataille d’influence en Afrique de l’Est.

Vue aérienne du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, sur le Nil Bleu, qui inquiète l’Égypte et le Soudan. Addis Abeba a déclaré il y a quinze jours avoir déjà atteint l’objectif de remplissage pour la première année.
Vue aérienne du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, sur le Nil Bleu, qui inquiète l’Égypte et le Soudan. Addis Abeba a déclaré il y a quinze jours avoir déjà atteint l’objectif de remplissage pour la première année.
AFP

«Toute la donne géopolitique bascule en Afrique de l’Est! Avec le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, c’est une nouvelle puissance économique qui émerge. L’Égypte, elle, voit son leadership régional bousculé. Quant aux autres pays du bassin du Nil, ils voient surgir des opportunités de développement sans précédent. Alors bien sûr, entre Le Caire et Addis Abeba, il y a des tensions car de nouveaux rapports de force se mettent en place. Je ne crois toutefois pas à l’imminence d’une guerre de l’eau.» C’est peu dire que Christian Bréthaut suit avec intérêt les négociations qui se tiennent cette semaine. Professeur assistant à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, il codirige la Chaire UNESCO en Hydropolitiques. Or, ce jeudi, après une première réunion lundi entre les ministres égyptien, soudanais et éthiopien, un nouveau cycle de discussions reprend avec des enjeux politiques qui vont bien au-delà des questions techniques.

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