Covid-19«Le vaccin pour les enfants arrivera autour du 4 janvier»
Lors d'une conférence de presse, les autorités sanitaires ont évoqué la situation épidémiologique du canton, la surcharge des centres de testing, l'évolution du variant Omicron, la distribution de la dose booster et la vaccination des enfants.
École facultative et camps annulés
Pourquoi annuler les camps?
Aglaé Tardin: «Ce sont des considérations opérationnelles. Il est très compliqué de tester tout le monde et tout reste flou concernant ce qu'il se passera en janvier. Les enjeux logistiques et opérationnels rendaient très compliquée la tenue de ces camps.»
Vaccination des 5-11 ans
Nathalie Vernaz-Hegi: «Le vaccin arrivera en Suisse autour du 4 janvier. Il y aura probablement une inscription possible avec SMS de rappel. Nous avons dans le canton 37'000 enfants qui répondent à cette catégorie d'âge.»
70'000 doses booster distribuées
Nathalie Vernaz-Hegi, pharmacienne cantonale, prend la parole.
«Dimanche passé, nous avons distribué quelques 70'000 doses booster. Il y a peu d'engouement pour la dose 1 (primo-vaccination), mais l'engouement est là pour la dose booster. 50'000 personnes se sont inscrites en ligne pour le booster, la moitié d'entre elles auront un rendez-vous avant le 31 décembre. 57% des 75 ans et plus ont déjà reçu le booster. On a une marge très importante de la population qui manque. J'en appelle à l'effort collectif.»

Attente des mesures du Conseil Fédéral
Aglaé Tardin: «J'espère que les mesures fédérales seront fermes. Nous en sommes a un point crucial de la pandémie, et on ignore ce qui va se passer en janvier.»
«Fermer les écoles n'est pas souhaitable au niveau sanitaire»
La semaine passée, 1483 de cas positifs ont été décelés chez les 0-19 ans.
Aglaé Tardin: «On attend avec grande impatience les annonces fédérales. L'école primaire ne sera pas obligatoire la semaine prochaine. Pourquoi ne pas tout simplement la fermer? Car il faudrait mettre en place un service d'accueil d'urgence pour les élèves qui n'auraient pas d'autres solutions de garde et donc il faudrait rassembler un très grand nombre d'enfants de différentes classes et de différents âges. Ce n'est pas une solution optimale sanitairement parlant. En maintenant l’école ouverte et en diminuant la densité des classes, on protège tout le monde.»
Omicron: transmission désormais communautaire
Le variant Omicron s’installe. A ce jour, 39 cas ont été identifiés au bout du lac.
Aglaé Tardin: «On a clairement observé plusieurs cas de contamination intrafamiliale (Les malades n’ont pas forcément eu de rapport avec une personne revenant de voyage) et de communautés avec le variant Omicron.»
«Aux Boudines, à Meyrin, par exemple, il s'agissait d'un élève contaminé dans le milieu familial, qui a ensuite créé un cluster de quatorze camarades dans sa classe.»
«En l'espace d'une semaine, nous sommes passés à une transmission communautaire sur le territoire. On suit les cas dans les EMS et les écoles, mais ce n'est pas spécifique à ces milieux-là.»
La situation s'aggrave dans les écoles primaires
Aglaé Tardin: «En primaire, plus de 100 cas où plus de 3 cas ont été détectés. La situation s'aggrave dans les écoles.»
Clusters
Aglaé Tardin: «Nos données sont encore lacunaires. Les chiffres ont été multipliés par 14 en trois semaines. On n'identifie pas tous les clusters, mais cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Il y a une flambée dans les EMS. Un résident très âgé a par exemple été positif malgré les vaccins et a ensuite contaminé d'autres résidents. Nous avons un cluster de 9 cas en cours de suivi.»
Troisième dose: moins de la moitié des plus de 65 ans sont vaccinés
Aglaé Tardin: «Pour les plus de 65 ans, nous ne sommes pas encore arrivés à 50% de vaccinés avec la dose de booster. 43% l'ont reçue. Chez les plus de 75 ans, 57% l'ont reçue.»
Testing en saturation
Aglaé Tardin: «Les personnes qui souhaitent faire un test pour un certificat doivent anticiper car les personnes avec symptômes sont prioritaires.»
21 décès depuis début décembre
Aglaé Tardin: «Les patients hospitalisés, eux, se répartissent en deux catégories: des personnes non vaccinées, âgées de 20 à 64 ans et des vaccinés qui sont essentiellement des personnes âgées. Parmi ces dernières, aucune n'avait effectué la troisième dose booster. Les décès réapparaissent sur nos statistiques, il s'agit de personnes entre 40 et 55 ans.»
Entre le 1er et le 16 décembre, 21 décès de cas Covid-19 ont été confirmés à Genève.

Hospitalisations
A ce jour, l’hôpital accueille 204 patients (191 aux HUG et 13 en cliniques):
137 sont en soins Covid aigus et 54 post-Covid
40 sont en réanimation
15 en soins intensifs,
25 en soins intermédiaires
80 en soins aigus
17 en réhabilitation.

«On va vers une stabilisation, mais nous n'y sommes pas encore»
Aglaé Tardin, médecin cantonale: «Nous comptons entre 600 à 800 cas par jour. On est monté à presque 1000 mardi. L'augmentation est moins rapide, on s'avance vers une stabilisation, mais nous n'y sommes pas encore. Le taux de positivité est de 11%.
Dès lors que 348 Genevois vaccinés sur 100’000 sont actuellement testés positifs, une proportion qui atteint 2864 sur 100’000 chez les non-vaccinés. L'incidence chez les non-vaccinés est donc 8 fois plus élevée. La protection du vaccin est évidente.»
Il y a 204 hospitalisations actuellement. La médecin cantonale remercie l'aide des cliniques, très réactives.

Variant Omicron
Adrien Bron: «Le variant Omicron est déjà très présent dans les autres pays. On tente actuellement d'accélérer encore la vaccination pour le booster.»
Près de 800 cas quotidiens
Adrien Bron, directeur général de la santé, prend la parole et tient à rassurer d'emblée: sa voix rauque n'est pas due au Covid.
«Nous comptons 800 cas quotidiens ces derniers jours: c'est une charge énorme. Le virus progresse, nous ne sommes pas encore arrivés à un plateau. Il y a plus de 10 ou 20 nouveaux cas par jour aux HUG. Nous avons fait appel aux cliniques afin de repartir ce «fardeau» de façon optimale.»
Bienvenue au 68e point sanitaire
Cette conférence de presse traite de l'aggravation de la situation épidémiologique et fait le point sur le dispositif vaccinal. Elle a lieu en présence d'Adrien Bron, directeur général de la Santé, de la Dre Aglaé Tardin, médecin cantonale et de la Dre Nathalie Vernaz-Hegi, pharmacienne cantonale.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.


























