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SuisseLes violences sur mineurs ne reculent pas assez

Les parents ont encore trop recours aux châtiments corporels et violence psychologique pour éduquer leur progéniture.

Seule une minorité de parents inflige des châtiments corporels au quotidien, selon une étude de l’Université de Fribourg sur le comportement punitif des parents en Suisse.
Seule une minorité de parents inflige des châtiments corporels au quotidien, selon une étude de l’Université de Fribourg sur le comportement punitif des parents en Suisse.
Keystone

La fréquence des violences sur mineurs est en recul constant en Suisse. Mais châtiments corporels et violence psychologique restent des méthodes utilisées dans l'éducation des enfants. La moitié des parents recourent aux premiers, alors que près de 70% à la seconde.

Globalement, 95% des parents interrogés déclarent avoir toutefois rarement recours à la violence physique, voire jamais, un taux en nette hausse par rapport à la première étude conduite en 1990. Ces chiffres ressortent de l’étude sur le comportement punitif des parents en Suisse, publiée mardi et menée par l’Université de Fribourg.

130'000 enfants

La forme de châtiment corporel «privilégiée» est la fessée donnée à la main. Les coups administrés avec des objets ou la douche froide sont plus rares. Seule une minorité de parents inflige des châtiments corporels au quotidien, révèle l'étude à la demande de la fondation Protection de l’enfance Suisse.

Pourtant, selon les estimations des auteurs, 130'000 enfants vivant en Suisse pourraient être concernés par un recours régulier à la violence physique de la part de leurs parents. Ces derniers battent généralement leurs enfants dans des situations particulièrement tendues.

Les résultats soulignent l'importance du travail de sensibilisation contre le recours à la violence, ainsi que des règles de prévention à appliquer pour entretenir un climat non violent entre parents et enfants, notent encore les auteurs de l'étude. Malgré tout, les travaux révèlent un recul continu de la fréquence des violences.

Renoncement complet

Le même constat avait été dressé entre 1990 et 2003, et la baisse se poursuit à un rythme analogue depuis 2003. L'évolution s’explique notamment par le renoncement complet à la violence d’un nombre croissant de parents et, parallèlement, à une baisse sensible du nombre des parents ayant fréquemment recours à la violence.

Les châtiments corporels sont en recul principalement chez les parents de jeunes enfants et de plusieurs enfants. Environ sept personnes interrogées sur dix déclarent utiliser la violence psychologique occasionnellement, indique l'Université de Fribourg dans le détail.

Près de deux tiers de ces personnes disent le faire rarement ou très rarement et, pour plus de la moitié des sondés, le dernier épisode remonte à plus d'un mois. La forme de violence psychologique la plus couramment pratiquée par les parents (42%) consiste à chercher à blesser l'enfant avec des mots et à le gronder rudement.

Potentiel d'amélioration

Les parents menacent plus rarement (12%) leurs enfants de les confier à d'autres parents ou à une institution, précise le communiqué. Les capacités et la santé des générations futures pourraient être améliorées par une baisse notable du recours à la violence psychologique.

Compte tenu du nombre encore élevé d’enfants concernés par un recours régulier à la violence de la part de leurs parents, ce domaine représente un fort potentiel pour la société suisse.

L'étude s'intitule «Le comportement punitif des parents en Suisse. La violence physique et psychologique dans l’éducation et au sein du couple parental en Suisse: enquête instantanée et analyse des tendances». Elle se fonde sur les données recueillies lors d’un sondage effectué auprès d'un échantillon représentatif de 1523 personnes.

ats

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