Les villes suisses sont des laboratoires en matière d’économie du partage

MontreuxPrès de 220 délégués et invités de l’Union des villes suisses ont étudié, jeudi, les moyens d’intégrer cette tendance sociétale à leur cité.

Présent à Montreux jeudi, le conseiller fédéral Didier Burkhalter estime que chaque ville peut tenter une voie différente pour encadrer ou inciter l’économie du partage.

Présent à Montreux jeudi, le conseiller fédéral Didier Burkhalter estime que chaque ville peut tenter une voie différente pour encadrer ou inciter l’économie du partage. Image: Jean-Bernard Sieber/ARC

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Utiliser au lieu de posséder, l’idée n’est pas nouvelle. Mais la numérisation ouvre de nouvelles dimensions à l’économie du partage, que ce soit pour ce qui concerne la voiture, le vélo, le parking, le taxi ou l’appartement. Dans quelle mesure les villes suisses peuvent-elles ou doivent-elles influencer cette nouvelle tendance?

Comment doivent-elles traiter avec Uber, AirBnB et les autres systèmes de partage? Quels sont les effets de ce phénomène sur le développement urbain? C’est à ces questions que les 220 délégués et invités de l’Union des villes suisses ont cherché des réponses, lors de leur assemblée annuelle, jeudi à Montreux. Pour Laurent Wehrli, syndic et nouvel élu au comité de l’Union des villes, le thème de ce colloque n’est pas une simple mode: «Il s’agit d’un nouveau paradigme social que nous devons intégrer à notre quotidien. Utiles, ces nouvelles formes économiques doivent néanmoins être encadrées, pour satisfaire aux règles de saine concurrence, de sécurité ou de fiscalité, afin de véritablement bénéficier à la société.»

Pour le conseiller fédéral Didier Burkhalter, les villes sont à cet égard des laboratoires: «Chacune peut tenter une voie différente pour encadrer ou inciter l’économie du partage. Que ce soient des espaces de travail partagés, des locations d’appartement à courte durée, la mise en location de vélos ou des services plus ou moins sophistiqués de covoiturage.» Le fédéralisme favorise d’ailleurs la possibilité de tester différentes solutions, poursuit le ministre, puisque les villes peuvent avec les cantons, réglementer de manière nuancée.

Créé: 31.08.2017, 15h19

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