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SuisseLes Verts pourraient rafler le siège de Cassis

Les Verts peuvent-ils prétendre à un siège au Conseil fédéral ? Les partis donnent leurs explications et estiment que la place d'Ignazio Cassis est menacée.

Le Tessinois s'est discrédité à Bruxelles et a perdu la confiance des partenaires sociaux à Berne.
Le Tessinois s'est discrédité à Bruxelles et a perdu la confiance des partenaires sociaux à Berne.
Keystone

«La nuit des longs couteaux» promet déjà d'être palpitante. Les quatre journaux dominicaux suisses sont partis à la pêche aux informations et la nuit qui précède l'élection des sept conseillers fédéraux pourrait s'annoncer pleine de surprises. Tous les hebdomadaires estiment que les écologistes visent le siège du libéral-radical Ignazio Cassis.

«Le Matin Dimanche» s'étonne même de voir que le PLR est le seul à défendre son ministre. Le PDC, serein, fait remarquer son rôle pivot: tant une alliance écologistes-socialistes, tant l'union bourgeoise auront besoin de son soutien pour faire avancer leurs vues. Interrogé, le PS explique que «ce n'est pas envisageable qu'on garde une majorité toute à droite au Conseil fédéral, alors qu'elle n'existe plus, ni au Conseil des États ni au Conseil national. Le problème est là, reste à savoir quand et comment le régler.»

Les avis de Levrat et Blocher

Justement, dans le «SonntagsBlick», le président du parti, Christian Levrat esquisse la solution d'un Conseil fédéral comptant neuf membres, au lieu des sept actuels. Cela donnerait plus de marge de manœuvre pour intégrer les grands partis de manière appropriée dans le gouvernement et résoudrait le problème de représentativité des écologistes à court terme, explique-t-il.

Dans la «SonntagsZeitung», l'ancien conseiller fédéral UDC Christoph Blocher propose une autre formule pour pallier ce manque de représentativité. Le stratège de l'UDC estime qu'il faut retirer un siège aux socialistes et un autre au PLR et de faire entrer à leur place un Vert et un Vert'libéral. Seul l'UDC garderait ses deux sièges.

Avec cette formule magique «la concordance des nombres serait maintenue dans une certaine mesure», résume le stratège du parti. En théorie, la formule magique vise à représenter l'électorat au plus près de la réalité. Deux sièges au Conseil fédéral représentent 28,57% de l'ensemble du Collège, ce qui correspond bien à la force de l'UDC sortie des urnes dimanche (25,6%).

En revanche, le PLR et le PS sont loin du compte, avec respectivement 15,1% et 16,8%. Suivent les Verts (13,2%), le PDC (11,4%) et les Vert'libéraux (7,8%). À ce critère s'ajoute aussi le nombre d'élus que le parti a placés au Conseil des Etats et son expérience dans un gouvernement cantonal.

Le cas Cassis

Ignazio Cassis pourrait devoir son salut à son origine, avance enfin «Le Matin Dimanche». Car le sortir signifierait aussi pousser la minorité italophone hors du Conseil fédéral. Elle qui avait déjà attendu si longtemps. Et ce n'est pas tout, rapporte encore la «NZZ am Sonntag». En admettant que Ignazio Cassis soit réélu, il y aura certainement une rocade au sein des départements. Car le Tessinois qui est à la tête des Affaires étrangères s'est discrédité à Bruxelles et a perdu la confiance des partenaires sociaux à Berne, avance l'hebdomadaire zurichois, citant ses détracteurs.

ats

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