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SuisseVente de cannabis: le National prend les devants

La commission de la santé publique veut permettre de mener des projets pilotes concernant la distribution et la consommation récréative de cannabis.

(Image d'illustration) Pour l'instant, une base légale fait défaut au lancement de tels projets. (Vendredi 26 janvier 2018)
(Image d'illustration) Pour l'instant, une base légale fait défaut au lancement de tels projets. (Vendredi 26 janvier 2018)

Des projets pilotes de distribution de cannabis devraient pouvoir être menés. Après le niet de la Confédération, la commission de la santé publique du National prend les devants.

Par 13 voix contre 6 et 3 abstentions, la commission a décidé de déposer une initiative parlementaire visant à compléter la loi sur les stupéfiants, a-t-elle communiqué vendredi. Cette nouvelle disposition permettrait de mener des projets scientifiques destinés à évaluer des approches de régulation innovantes concernant la consommation récréative de cannabis.

La commission réagit à une décision de l'Office fédéral de la santé publique. Ce dernier avait refusé en novembre dernier d'autoriser la réalisation d?une telle étude scientifique à l'Université de Berne. La loi actuelle ne permet pas une consommation pour des raisons non médicales. Avant qu'un projet puisse être rédigé, la commission du Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Effets de la régularisation

Le projet bernois devait permettre d'étudier les effets de la régularisation de la vente de cannabis sur les consommateurs et sur le trafic de stupéfiants à Berne. D'autres villes comme Genève, Zurich, Bâle ou Bienne avaient manifesté leur intérêt pour cette expérience. Les participants se seraient procuré le cannabis dans les pharmacies.

Pour le Groupement romand d'études des addictions (Grea), la décision de l'OFSP était une «catastrophe» pour tous les pragmatiques en Suisse qui voulaient enfin trouver des solutions contre le deal de rue.

Le pas de la commission va dans le bon sens, estime son secrétaire général Jean-Félix Savary. A l'instar d'Alain Berset, qui avait défendu les études sur la légalisation du cannabis, «le Parlement reprend la main et ne se laisse pas dicter un retour en arrière», a-t-il dit à l'ats.

Dépasser le «pour ou contre»

En tant qu'organe scientifique, le Grea apporte déjà une aide et continuera à la fournir tant au niveau technique que sociétal. Il s'agit de dépasser la vision binaire «pour ou contre» et définir comment réduire les risques, comment créer des conditions favorables pour la santé. Son rôle est de ramener les choses sur le terrain. «Ce ne sont pas les grandes théories sur les drogues qui vont aider.»

L'OFSP avait admis que d'un point de vue de la politique de la santé, de tels projets pilotes permettent d'étudier de nouvelles approches sociétales concernant le cannabis. Il étudie comment compléter la loi actuelle avec un article relatif aux projets pilotes.

ats

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