Les vaches perturbent nos coûteux radars militaires

InsoliteLes bovins donnent des sueurs au département d’Ueli Maurer. Les nouveaux appareils les détectent comme des ennemis.

En tout, Armasuisse évalue les dépenses liées à l’installation du nouveau système à 363 millions de francs.

En tout, Armasuisse évalue les dépenses liées à l’installation du nouveau système à 363 millions de francs. Image: Keystone

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La vache, véritable emblème national, représente un danger pour la patrie! C’est en tout cas la fine analyse rendue par le nouveau système de radars d’approche des aérodromes militaires suisses.

Selon les sources de Blick, Ueli Maurer se serait inquiété devant la Commission de la politique de sécurité du National (CPS-N) des quelques couacs rencontrés par ce dispositif, acquis pour la bagatelle de 296 millions à l’Allemagne: «Apparemment, cela fonctionne en plaine. Mais en montagne, lorsque par exemple une vache se déplace sur les versants, le radar identifie l’animal comme un objet ennemi, ce qui est ennuyeux.»

Un euphémisme sachant que l’hypersensibilité aux bovins des appareils conduit à un retard important de la mise en place du nouveau système. Le fournisseur aurait toutes les peines à «l’adapter à notre situation», aurait regretté le ministre de la Défense.

Armasuisse a confirmé au journal alémanique que les radars, censés être prêts à la fin 2016, seront pleinement opérationnels au plus tôt en 2020. Les premiers problèmes ont été détectés en 2013. Le fournisseur a obtenu un délai supplémentaire pour les livrer. Mais les derniers tests de la version corrigée, effectués à l’été 2014, se sont aussi soldés par un échec.

Evaluation sérieuse?

Ueli Maurer assure cependant que le projet est désormais sur la bonne voie et qu’il n’engendra pas de coûts supplémentaires. En tout, Armasuisse évalue les dépenses liées à l’installation du nouveau système à 363 millions de francs. Blick, se souvenant de la perte de 700 millions dans le système informatique FIS, se demande toutefois si l’évaluation de la qualité du matériel proposé par l’entreprise allemande a été faite avec sérieux. D’autant que les Allemands, qui utilisent le même équipement, rencontrent eux aussi des difficultés.

Le président de la CPS-N, Thomas Hurter (UDC/SH), confirme les problèmes, mais ne remet pas en cause la manière dont a été géré cet achat: «N’oublions pas qu’il s’agit d’un système totalement nouveau. Il est normal de devoir faire des ajustements. Il s’agit d’un ennui, mais, pour l’instant, ce n’est pas une catastrophe.»

L’élu rappelle que les radars actuels, obsolètes, doivent impérativement être remplacés. «Abandonner le projet signifierait également une perte de soldes de crédit», ajoute-t-il. Lui aussi membre de la CPS-N, Hugues Hiltpold (PLR/GE) attend d’aborder les discussions de fond en commission avant de s’alarmer. «Mais il est certain que nous voulons éviter de nouveaux scandales comme celui du FIS. Des sommes importantes sont en jeu.» (TDG)

Créé: 13.03.2015, 19h29

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