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Fraude au chômage: deux employés d'Unia suspendus

Scandale. Des employés fictifs étaient déclarés au chômage. Des patrons du milieu de la construction et deux collaborateurs du syndicat se sont ainsi répartis plusieurs millions de francs.

La tromperie est énorme. Et implique des collaborateurs du syndicat Unia. Image d'illustration
La tromperie est énorme. Et implique des collaborateurs du syndicat Unia. Image d'illustration
Keystone

Le syndicat Unia a décidé de suspendre deux de ses employés actuellement sous enquête du Ministère public vaudois. Ces personnes seront licenciées avec effet immédiat si les accusations se révèlent fondées, assure le syndicat. "Un tel comportement est inacceptable et n'est pas toléré par Unia".

Depuis mardi, une vingtaine de personnes ont été interpellées sur Vaud et dans plusieurs autres cantons dans le cadre d'une enquête hors norme de la Brigade financière de la police de sûreté vaudoise sous l'impulsion du Ministère public central.

La tromperie est énorme. Et implique des collaborateurs du syndicat Unia. Le système était bien rôdé. Selon nos informations, tout partait de faillites d'entreprises du milieu de la construction, souvent des ferrailleurs. Le patron de la société soi-disant moribonde ne payait plus ses employés durant les quelques mois avant la faillite. Ainsi, une fois la faillite prononcée, les employés lésés pouvaient demander au chômage des indemnités pour les mois impayés. Mais en réalité, en plus des vrais employés lésés, de nombreux employés fictifs étaient déclarés au chômage.

La Caisse cantonale de chômage vaudoise a ainsi versé des indemnités de chômage en cas d'insolvabilité à de très nombreux chômeurs fictifs. Selon nos informations, parfois même à certaines personnes interdites de territoire suisse ou qui n'avaient jamais travaillé pour les dites entreprises.

Les sommes versées par le chômage pour ces faux employés étaient ensuite réparties entre les patrons d'entreprises et des collaborateurs du syndicat Unia. En tout, plusieurs millions ont ainsi été détournés de la Caisse cantonale de chômage.

Selon nos informations, cette arnaque aurait débuté en 2013 et duré plusieurs années. La division économique du Ministère public central a ouvert une instruction il y a environ un an. Plusieurs procureurs ont travaillé sur cette enquête pour escroquerie à l'assurance chômage.

Le syndicat Unia a réagi par voie de communiqué de presse en début d'après-midi. "Il est dans l’intérêt d’Unia que toute la lumière soit faite rapidement sur ces accusations. Unia mettra toutes les informations nécessaires à disposition et coopérera étroitement avec les autorités." Le syndicat précise qu'il ne tolérera pas le comportement qui leur est reproché, même si actuellement ils bénéficient de la présomption d'innocence.

La Fédération vaudoise des entrepreneurs(FVE) a également réagi. Elle indique qu'à sa connaissance, "les membres coopérateurs de notre association patronale ne sont pas impliqués dans cette affaire". Dans le cas contraire, la FVE assure qu'elle prendrait les mesures d'exclusion nécessaires.

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