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FribourgUni: des doctorants interpellent l'Exécutif

Quelque 253 doctorants ont écrit au Conseil d'Etat fribourgeois pour contester la hausse de la taxe universitaire.

La hausse de la taxe universitaire à Fribourg continue de faire des remous.
La hausse de la taxe universitaire à Fribourg continue de faire des remous.
archive/photo d'illustration, Keystone

La levée de boucliers contre la hausse de la taxe d'inscription de l'Université de Fribourg se poursuit. Par courrier, des doctorants ont interpellé le Conseil d'Etat afin qu'il renonce à cette augmentation, a indiqué mardi le Syndicat des services publics SSP. Les employés de l'institution montent aussi au créneau.

La missive signée en quelques jours par 253 doctorants se veut «un signal fort de contestation face à cette décision qui s'attaque à l'une des catégories les plus précaires de l'Université de Fribourg», souligne le communiqué du SSP.

Elle détaille la situation financière difficile des doctorants et demande aux membres de l'exécutif de revenir sur leur décision, parce que les doctorants «contribuent de manière significative à l'enseignement, à la recherche et à l'administration (...), parce qu'ils et elles sont déjà mal rémunérés compte tenu de leur formation et de leurs responsabilités, parce que sans elles et sans eux il n'y aurait pas de relève académique». Dès l'année académique 2018-2019, la taxe semestrielle pour les étudiants sera de 720 francs, ce qui correspond à une hausse de 180 francs (33%). Et les doctorants devront désormais aussi s'acquitter d'une taxe semestrielle, fixée à 180 francs, en plus des 115 francs d'émoluments de base. Leur facture annuelle passera ainsi de 230 à 590 francs.

Soutien des employés

Mardi, plus de 200 employés de l'Université de Fribourg ont lancé un appel pour exprimer leurs préoccupations face au développement de l'alma mater. Ils se disent inquiets «par l'insuffisance du financement octroyé à l'institution par le canton». Pour les professeurs, les membres du corps enseignants, le personnel administratif et technique, le débat sur la hausse des taxes doit être élargi. Ce n'est pas aux étudiants et doctorants de pallier le manque de financement, estiment-ils.

Les signataires demandent au rectorat qu'il engage «des discussions fermes avec les autorités fribourgeoises pour obtenir les moyens de financer l'offre d'étude et le développement de la recherche». Et de rappeler que l'université est source de retombées économiques, sociales et culturelles «inestimables pour la ville et le canton». Ils réclament un débat urgent sur le rôle et l'importance de l'université pour la société.

Opposition au Grand Conseil

Une dizaine de députés de gauche au Grand Conseil fribourgeois ont déposé fin novembre un mandat pour forcer le Conseil d'Etat à renoncer à cette augmentation. Ils demandent d'ouvrir un crédit supplémentaire pour couvrir les besoins de l'uni à hauteur de ce qu'aurait rapporté la hausse des taxes. Le Conseil d'Etat a cinq mois pour répondre, avant que le plénum se penche sur la question.

ats

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