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Le Tribunal pénal fédéral se paralyse lui-même

La cour basée à Bellinzone souffre d’animosités personnelles, d’intrigues et de luttes de pouvoir. Une enquête est ouverte.

Sur fond de scandales et d’accusations, les coulisses du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone sont pour le moins agitées.
Sur fond de scandales et d’accusations, les coulisses du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone sont pour le moins agitées.
Keystone

C’est l’un des tribunaux les plus importants de Suisse, à Bellinzone, dans un palais de 1900 rénové à grands frais: bienvenue au Tribunal pénal fédéral (TPF). Les petitesses qui se jouent derrière l’épais mortier blanc et le détecteur de métaux de l’entrée ne font pas penser à une Haute Cour qui statue sur des questions aussi graves que le terrorisme ou les crimes de la mafia. Des dysfonctionnements et une lettre de doléances bien lestée d'une juge tessinoise qui s’estime discriminée ont mis la Commission administrative du Tribunal fédéral dans la boucle. Jugeant les reproches suffisamment graves, l’autorité de contrôle a ouvert une enquête le 6 janvier.

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