Train à vapeur accidenté: la faute à un coordinateur

Canton de Zurich En février dernier, une collision s'était produite entre un train à vapeur et des wagons à Sihlbrugg. Une erreur humaine en est la cause.

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L'accident ferroviaire survenu en février dernier à Sihlbrugg à bord d'un train à vapeur est dû à la négligence d'un coordinateur de travaux d'entretien des voies. Sans le vérifier de ses propres yeux, ce dernier a confirmé que la voie était libre, alors que plusieurs wagons marchandises l'occupaient.

La collision entre le train à vapeur et les wagons en question est survenue le 20 février dernier peu avant 23h00. Parmi les 59 personnes qui dégustaient une fondue à bord du train historique, 20 ont été légèrement blessées.

Importants dommages

Le convoi s'était arrêté en gare de Sihlbrugg, située sur le territoire de la commune de Horgen (ZH) afin de faire le plein d'eau. Une fois le feu vert reçu, le train a redémarré.

Son conducteur a toutefois dû effectuer un freinage d'urgence peu après, des wagons se trouvant sur la voie. Il n'a toutefois pas pu éviter une collision à une vitesse de 22 km/h. Le train à vapeur a subi d'importants dommages.

Au total, neuf wagons marchandises avaient été placés sur une voie de garage en raison de travaux d'entretien des voies de circulation. Quatre d'entre eux mordaient toutefois sur la voie empruntée par le train à vapeur sur environ 25 mètres, écrit le rapport publié jeudi par le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE).

Malgré la demande de vérification

Le coordinateur des travaux, qui se trouvait sur place, avait communiqué à la centrale d'exploitation ferroviaire, à Zurich-Aéroport, que la voie de circulation était libre à l'issue des travaux.

Or, le système de détection de la centrale d'exploitation signalait que la voie était occupée. La centrale a donc redemandé une confirmation au coordinateur des travaux. Et ce dernier de répondre: «je ne vois rien sur la voie, tout est en ordre», avant de réitérer: «Oui, l'aiguillage est libre.»

Ce dernier se trouvait près de sa place de travail, un container. Son champ de vision ne portait donc pas jusqu'à l'aiguillage en question, à une distance de 120 mètres, constate le SESE dans son rapport. Le coordinateur des travaux «n'avait donc pas de vision d'ensemble claire de la situation réelle». Pour une raison inexplicable, il n'a pas effectué de contrôle sur place. (ats/nxp)

Créé: 31.08.2017, 18h22

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