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Des tests de drones en territoire occupé

Des membres du département de Guy Parmelin ont commis un faux pas diplomatique lors de déplacements au Proche-Orient.

Le Parlement a validé l'acquisition de six drones d'exploration non armés, du type Hermes 900.
Le Parlement a validé l'acquisition de six drones d'exploration non armés, du type Hermes 900.
AFP

Dans le cadre de l'acquisition d'un nouveau système de drones de reconnaissance, des représentants du DDPS ont assisté à des tests sur un territoire israélien non reconnu par la Suisse. Des dysfonctionnements dans la communication sont à l'origine de l'incident.

Une fois informé de la situation, le ministre de la défense Guy Parmelin est intervenu immédiatement, a expliqué mercredi son département dans un communiqué. Il faisait ainsi écho à une information du quotidien alémanique «Tages-Anzeiger», qui le premier a parlé de ce faux-pas diplomatique.

Contraire à la position suisse

Avec le programme d'armement 2015, le Parlement a validé l'acquisition de six drones d'exploration non armés, du type Hermes 900, auprès de la société israélienne Elbit Systems. Ces derniers sont encore en phase de test. Dans ce cadre, trois délégations suisses se sont rendues à l'aérodrome de Pik, où les tests avaient lieu: une en 2012, une en 2013 et une autre en 2015, précise le communiqué.

Or, Pik, situé à l'est du lac de Tibériade, se trouve sur un territoire que la Suisse ne reconnaît pas comme appartenant à Israël. C'est lors d'un contrôle interne effectué par le Département de la défense (DDPS) en août dernier que la présence de personnel du département à cet endroit a été signalée comme contraire à la position de la Suisse relative au conflit au Proche-Orient.

Problèmes de communication

Selon le DDPS, ces incidents proviennent de «dysfonctionnements dans la communication». La société Elbit Systems a informé dès le début de l'évaluation que la phase de test, de formation et la réception auraient lieu à Pik. Or les services informés des activités prévues à Pik n'ont pas réalisé que les représentants suisses n'étaient pas autorisés à s'y rendre; ceux qui étaient au courant des restrictions n'avaient, quant à eux, pas connaissance des activités planifiées, écrit le DDPS.

Une fois la délégation du Conseil fédéral pour la sécurité informée de la situation, il a été décidé que les essais devraient désormais se dérouler sur un autre aérodrome, situé sur le territoire israélien reconnu. Le contrat sera adapté en conséquence. Les coûts engendrés par le déplacement des activités seront répartis à part égale entre la société Elbit Systems et le DDPS, précise ce dernier.

(ats)

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