Passer au contenu principal

Un sympathisant nazi se présente sur une liste de l’UDC

Jugé objectivement raciste par le Tribunal fédéral en 2017, Marcel Toeltl figure sur une liste UDC en vue des élections cantonales saint-galloises.

Keystone

C’est un nom qui fait sursauter, écrit le journal «St. Galler Tagblatt» dans son édition du jour. Marcel Toeltl, ancien président d’une section locale de l’UDC, se présente aux élections cantonales de mars. Il est candidat au Grand Conseil sous la bannière du parti agrarien.

Les «gens blancs» et les autres

Or Marcel Toeltl a fait l’objet d’un jugement atypique en 2017. Le Tribunal fédéral (TF) avait estimé que l’on pouvait en toute bonne foi qualifier cet UDC de «raciste déclaré» et de «sympathisant nazi», comme l’avait fait l’un de ses adversaires politiques membre du Parti vert’libéral. Mon-Repos avait ainsi rejeté un recours de Marcel Toeltl. Il rappelait que, sur un de ses blogs, l’UDC saint-gallois avait écrit qu’il est prouvé que les ressortissants de certaines «ethnies» viennent de «pays avec un faible QI». Il avait aussi dit craindre que la population locale – «les gens blancs» – ne se mélange toujours plus avec celles qu’il juge inférieures. Ce concept, selon le TF, est repris de l’idéologie nazie de l’eugénisme (arrêt 6B_43/2017 du 23.06.2017).

À l’époque, Marcel Toeltl avait été remis à l’ordre par le président de l’UDC cantonale, Walter Gartmann. Alors quand celui-ci a appris que cet informaticien était candidat aux élections cantonales de mars, il n’a pas apprécié: «Cette candidature est malheureuse et n’était pas souhaitée de notre part, a-t-il indiqué au «Blick». Si j’avais su plus tôt, j’aurais cherché la discussion avec la section régionale.» Walter Gartmann souligne en effet que ce sont ces sections de district qui décident des noms qui figurent sur les listes pour les élections. Contacté par le «Blick», le président de l’UDC Rheintal qui a adoubé la candidature de Toeltl ne voit pas le problème: «Nous avons examiné le cas à l’interne. Nous étions d’avis que cette candidature n’est pas problématique. Tous nos candidats sont tenus de respecter un certain code d’honneur», indique Markus Wüst.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.