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La Suva a examiné plus de cas suspects en 2016

Sur les 949 cas suspects examinés, la Suva a suspendu le versement de prestations ou a demandé la restitution des prestations versées dans «quelque 300 cas».

A l'avenir, la Suva veut recourir à des analyses de données internes pour repérer les fraudeurs.
A l'avenir, la Suva veut recourir à des analyses de données internes pour repérer les fraudeurs.
Keystone

La Suva a empêché le versement indu de prestations pour près de 18 millions de francs en 2016. Ce sont 5 millions de plus que les deux années précédentes. L'assurance a examiné 949 cas suspects l'an dernier, soit 375 de plus qu'en 2015.

«Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Nous n'avons pas encore épuisé les cas de fraude potentiels que nous pouvons identifier», a déclaré lundi Roger Bolt, responsable de la lutte contre la fraude à l'assurance à la Suva, cité dans un communiqué.

Neuf surveillances

En 2016, la Suva a mandaté neuf surveillances d'assurés soupçonnés de fraude et les soupçons ont été confirmés dans sept cas. Dans deux autres cas, l'assureur a interrompu la surveillance après un arrêté de la Cour européenne des droits de l'homme. Celle-ci a estimé que la surveillance exercée était contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale.

Sur les 949 cas suspects examinés par la Suva en 2016, l'assureur a suspendu le versement de prestations ou a demandé la restitution des prestations versées dans «quelque 300 cas». Cela représente un montant record de près de 18 millions de francs.

Analyse de données

L'assureur emploie actuellement 13 collaborateurs dans son service de lutte contre la fraude. A l'avenir, la Suva veut recourir à des analyses de données internes pour repérer les fraudeurs. «L'objectif est d'une part d'identifier les cas suspects plus tôt sans intervention de personnel et d'autre part de faire progresser le taux de résultat», selon Roger Bolt.

La Suva va utiliser un logiciel qui peut comparer en quelques secondes la déclaration d'accident actuelle d'un assuré avec celle d'accidents antérieurs. Les circonstances de l'accident, le type de blessure ou la durée de perception des indemnités journalières sont analysés. Le logiciel fournit alors un chiffre qui indique le degré de probabilité d'une fraude.

En 2016, 461'000 accidents ont été annoncés à la Suva. «La grande majorité des clients touchent leurs prestations à bon droit», souligne Roger Bolt.

ats

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