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Les Suisses sont prêts à légaliser le cannabis

Selon une étude récente, deux Suisses sur trois souhaitent qu’une nouvelle réglementation du chanvre soit mise en place.

Les Suisses sont favorables à la levée de l'interdiction de la vente et de la consommation du cannabis (Photo d'illustration)
Les Suisses sont favorables à la levée de l'interdiction de la vente et de la consommation du cannabis (Photo d'illustration)
Andree-Noelle Pot (Archives), Keystone

Allumer un petit joint et frémir à la vue de la police, une situation bientôt révolue? La majorité de la population serait favorable à une levée de l’interdiction de la vente et de la consommation du cannabis, selon un sondage du Groupement romand d’études des addictions (GREA). «Même les Romands (56%), historiquement plus conservateurs, seraient d’accord», constate Jean-Félix Savary, secrétaire général du GREA. Plus enthousiastes, 83% des Tessinois sont convaincus que lever l’interdiction du cannabis serait une bonne chose.

Si le Röstigraben s’est réduit, les Suisses ne sont pas prêts à légaliser la substance à n’importe quelles conditions. Deux tiers d’entre eux souhaitent que la pratique soit encadrée: interdiction pour les moins de 18 ans, pas de consommation au volant et vente réservée à des commerces spécialisés ou des pharmacies avec du personnel formé. Enfin, ils plébiscitent la mise en place d’une réglementation similaire à la cigarette, notamment en ce qui concerne la fumée dans les lieux publics.

«Légiférer permettrait de mieux contrôler la qualité des produits, d’augmenter les recettes fiscales et de réduire les problèmes liés la consommation»

Jean-Félix Savary plaide pour la réglementation du marché du cannabis: «Le système existant ne fonctionne pas. Dans les grandes villes suisses, il est très facile de se procurer de l’herbe dans la rue, même si on est mineur. Légiférer permettrait de mieux contrôler la qualité des produits, d’augmenter les recettes fiscales et de réduire les problèmes liés la consommation.»

Des projets pilotes sont actuellement en phase de tests, notamment à Genève: «Ces expériences nous aideront à trouver la solution la plus adaptée pour réguler le marché», ajoute le secrétaire général du GREA.

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