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HomosexualitéLa Suisse est à la traîne sur les droits des gays

Notre pays est pire que la Serbie, l'Albanie ou la Bosnie en la matière, selon un classement international.

Keystone

La justice taïwanaise a rendu mercredi dernier une décision historique sur le mariage gay. Elle devrait permettre à l'île de devenir le premier territoire asiatique à légaliser les unions entre personnes du même sexe. Celles-ci sont actuellement autorisées dans une vingtaine de pays dans le monde. Mais la Suisse est à la traîne en matière de droits des homosexuels, relève lundi le Tages-Anzeiger.

Si selon un sondage, 69% des Helvètes se disent ouverts à la question du mariage gay, dans les faits notre pays est seulement 26e sur 49 pays européens analysés sur ce thème, selon un classementde l'ILGA, l'association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, transexuels et intersexués. Il se place juste derrière la Bosnie, et juste devant le Kosovo et la Serbie. Un top-ranking emmené par Malte, devant la Norvège, la Grande-Bretagne, la Belgique, la France et le Portugal.

Mauvaise protection contre la violence homophobe

Point faible de la Suisse: la protection contre la violence homophobe et les remarques désobligeantes. Notre pays ne répond à aucune des huit revendications en la matière dans ce domaine, relève le Tagi. Ainsi, les déclarations anti-gay en public ne sont pas considérées comme illégales en soi.

En outre, peu de demandes aboutissent en Suisse dans le domaine de la reconnaissance juridique ou de l'intégrité physique des personnes transgenres et intersexuées, explique encore le journal alémanique. La Suisse fait tout juste sur une seule des six catégories analysées: la place de la communauté LGBT dans la société civile.

Mais les choses bougent quand même dans notre pays. Pour rappel, l'ouverture du mariage aux couples homosexuels est en discussion à Berne. Mais elle donne du fil à retordre à la commission des affaires juridiques du National qui veut encore examiner le dossier de manière approfondie avant de présenter un projet, selon ses dires le 12 mai dernier. Elle va proposer à la Chambre du peuple de prolonger de deux ans le délai de traitement de l'initiative des Vert'libéraux à l'origine du projet.

En sus du mariage pour tous, l'initiative parlementaire demande d'ouvrir le partenariat enregistré aux couples hétérosexuels. Le peuple aura le dernier mot puisqu'il faudrait modifier la constitution. Avec ce projet, partenaires et concubins pourraient en outre accéder à la naturalisation facilitée.

Par ailleurs, la commission travaille également sur une initiative parlementaire de 2013 du conseiller national valaisan Mathias Reynard qui demande d'étendre la norme antiraciste à l'homophobie. Le National devrait empoigner le sujet lors de la session de printemps 2019, selon le Tages-Anzeiger.

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