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ValaisSoins dentaires: vers des aides financières ciblées

Une commission extraparlementaire valaisanne reconnaît la nécessité de renforcer la prévention et la prise en charge bucco-dentaire. Elle propose une vingtaine de mesures ciblées.

Le Valais veut combattre les inégalités en matière de soins dentaires.
Le Valais veut combattre les inégalités en matière de soins dentaires.
Keystone

Le Valais pourrait réduire les inégalités en matière de soins dentaires avec des aides financières mieux ciblées. Les jeunes entre 16 et 18 ans et les adultes de condition économique modeste sont concernés. L'initiative pour une assurance cantonale est en stand-by.

La commission extraparlementaire chargée de plancher sur les soins dentaires en Valais a rendu son rapport au Conseil d'Etat et informé la presse vendredi. Elle reconnaît la nécessité de renforcer la prévention et la prise en charge bucco-dentaire et propose une vingtaine de mesures ciblées.

Les propositions émises sont un compromis possible à l'initiative «Pour la création d'une assurance dentaire cantonale» lancée par la gauche en mai 2016. Une initiative à laquelle la commission extraparlementaire est défavorable, essentiellement pour des raisons de coûts.

Pas d'arrosoir

Actuellement en Valais, au moins 40% des frais de traitement dentaires (caries, hygiène) des enfants jusqu'à 16 ans sont pris en charge. L'une des mesures phares du catalogue proposé est d'étendre cette aide aux jeunes jusqu'à 18 ans.

Une autre mesure propose un subside de 80 ou 40 francs par an aux adultes de conditions économiques modestes, soit environ 100'000 personnes. Autre innovation proposée: l'introduction d'un contrôle dentaire pour chaque personne entrant en EMS.

En ce qui concerne l'orthodontie pour les enfants, le Valais renoncerait à sa politique d'arrosoir via son subside de 40%. Le revenu des parents deviendrait alors un élément déterminant pour la prise en charge.

Pas d'usine à gaz

Le coût des nouvelles mesures s'élèverait à environ 4,6 millions de francs, dont 215'000 francs environ à la charge des communes. Au total, mesures actuelles comprises, la part du canton s'élèverait à 4,8 millions de francs environ et celle des communes varierait peu par rapport à la situation actuelle, avec quelque 7 millions de francs.

Pour la commission extraparlementaire présidée par le député au Grand Conseil Benoît Bender, il était très important de ne pas créer «une usine à gaz». Mais aussi de réduire au maximum l'incidence financière pour les communes.

Initiative en suspens

Le comité d'initiative «Pour une assurance dentaire cantonale» salue l'ensemble des mesures proposées, a indiqué Gaël Bourgeois, membre du comité et de la commission extraparlementaire. Il déplore toutefois que pour des raisons financières et de gestion, la commission ait renoncé à la création d'un fonds.

Le comité ne sait pas encore s'il retirera ou non son initiative. «Nous attendons de voir ce que le Conseil d'Etat va faire des propositions de la commission et ce qui pourrait ressortir des débats parlementaires», a précisé Gaël Bourgeois.

Rejets et contre-projet

La problématique du remboursement des soins dentaires n'est pas une spécificité valaisanne. Des initiatives cantonales similaires ont été lancées dans d'autres cantons. En mars 2018, les Vaudois ont refusé l'initiative du POP et de Solidarités pour une assurance dentaire obligatoire. En février 2019, c'était au tour de Genève de refuser l'initiative du Parti du Travail pour une assurance obligatoire pour les soins dentaires de base.

A Neuchâtel, le 24 janvier 2019, soit près de cinq ans après que l'initiative «Pour une assurance des soins dentaires» a été déposée, le gouvernement neuchâtelois lui a opposé un contre-projet.

ats

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