Aux premières Olympiades des soins

SantéSept hôpitaux et groupes médicaux romands ont participé à Nyon aux joutes destinées à valoriser les métiers des soins.

Il régnait une ambiance d'enfer lors de ces premières joutes organisées au Théâtre de Marens, à Nyon.

Il régnait une ambiance d'enfer lors de ces premières joutes organisées au Théâtre de Marens, à Nyon. Image: VANESSA CARDOSO

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«Pour une fois, il n’y avait pas de patients, mais de grands malades!» lançait Julien, rigolard, devant une foule de collègues en délire. Jeudi soir, l’infirmier a remporté avec son équipe du groupe médical Hirslanden le trophée des premières Olympiades des soins. Des joutes mises sur pied pour valoriser les compétences élevées du personnel médicotechnique des hôpitaux et donner une autre image du personnel soignant, souvent réduite à celle de la bonne infirmière qui réconforte le patient et fait les piqûres.

L’idée de ce jeu a été lancée il y a une année au sein du Groupement hospitalier de l’Ouest lémanique (GHOL), qui réunit les hôpitaux de Nyon et de Rolle. Alors que, sur le plan politique, l’Association suisse des infirmières et infirmiers se bat, via une initiative populaire, pour que leur profession soit mieux reconnue, ce concours veut contribuer à augmenter l’attractivité de métiers de soins, minés par la pénurie, des salaires relativement moyens pour des infirmiers spécialisés en urgence, anesthésie ou soins intensifs, dont la formation dure pourtant six ans, autant que celle d’un médecin de base.

Un jeu format TV

«Au début, les responsables des autres établissements ont fait de gros yeux, mais se sont vite ralliés au principe», se réjouit Daniel Walch, directeur du GHOL. Résultat, sept institutions de Suisse romande se sont inscrites à ce premier Quiz Care: les deux hôpitaux universitaires (le CHUV et les HUG), trois groupes d’hôpitaux régionaux (l’Hôpital intercantonal de la Broye, l’Hôpital du Valais et le GHOL), ainsi que deux groupes privés (Clinique de Genolier et les cliniques Hirslanden de Lausanne).

Directeur des soins du GHOL, Olivier Cochereau a concocté avec une pléiade de bénévoles un vrai show, orchestré comme un jeu télévisé, avec animateur, musique, écran. Dans la salle du Théâtre de Marens de Nyon, 25 concurrents par hôpital, bardés d’un T-shirt aux couleurs de l’équipe, soutenus par une horde de fans brandissant fanions, sifflets ou cloches, ont manié la zappette pour répondre à cinquante questions élaborées par un comité scientifique d’un laboratoire de recherche. Elles touchaient différents domaines de la santé pour que chacun, infirmiers, sages-femmes, techniciens en radiologie, physiothérapeutes ou instrumentistes, ait l’occasion de montrer son savoir.

Car chaque spécialiste ne sait pas forcément quelle séquelle laisse l’hyperbilirubinémie libre, combien d’os contient le squelette humain, les étapes à suivre pour choquer un patient ou comment reconnaître la laryngite aiguë chez le bébé. Seulement 7,3% des joueurs savaient que un an de rayonnement naturel correspond à 50 clichés pulmonaires, mais 97% ont trouvé quel est l’antagoniste à la morphine!

Un bis dans deux ans

Si l’équipe du GHOL a longtemps caracolé en tête, talonnée par les Valaisans et le groupe Hirslanden, c’est finalement ce dernier qui a remporté le trophée, après la finale en dix questions opposant les meilleurs de chaque groupe.

Le concours, qui a aussi servi de défouloir, a permis d’échanger des expériences et en annexe de réclamer de meilleures conditions de travail. Tous les participants semblaient enchantés de ces premières Olympiades. On s’est promis de recommencer dans deux ans. Reste à savoir où.


Ils ont joué le jeu

Hôpital intercantonal de la Broye

Pour Christelle Butaz, Zlatko Petreski et Anaïs Gutknecht, tous infirmiers, le concours reflétait bien la complexité des métiers des soins, les connaissances qu’il faut avoir dans un monde toujours plus complexe. «C’était aussi l’occasion de se marrer avec les collègues, de comparer les savoirs».

Groupement hospitalier de l'Ouest vaudois

Cannelle Garnier, Emanuele De Luca et Nadine Bongard (depuis 30 ans au GHOL), infirmiers, se sont bien amusés, même si la première s’était fait prier pour y participer. «Je ne le regrette pas, car c’était une ambiance géniale!» Tous ont trouvé les questions dures, car pas forcément liées à leur spécialité.

Créé: 21.09.2018, 21h34

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