Pénurie de médecins: situation valaisanne «alarmante»

ValaisFace au manque de docteurs, la Société médicale du Valais déclare «l'état d'urgence dans le Haut-Valais» et de «situation à risque» dans le Valais romand.

Selon le sondage, la situation est due au manque de candidats avec un profil adéquat.

Selon le sondage, la situation est due au manque de candidats avec un profil adéquat. Image: illustration/Keystone

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Le manque de relève de médecins de premier recours alarme la Société médicale du Valais (SMVS). Elle déclare «l'état d'urgence dans le Haut-Valais» et considère le Valais romand en «situation à risque».

«La crise annoncée s'installe de plus en plus dans la médecine de premiers recours valaisanne», déplore la Société médicale du Valais jeudi dans un communiqué. Elle en veut pour preuve le sondage qu'elle a lancé en ce début d'année auprès de ses membres ayant une activité indépendante.

«Dans le Haut-Valais, 53,8% des médecins de premier recours, pédiatres et gynécologues interrogés travaillent à flux tendu et sont à la recherche d'un collègue voulant collaborer dans leurs cabinets», précise la SMVS. Dans la région de Loèche-Stalden-Viège, «six cabinets médicaux ont fermé sans successeur depuis 2014, sept jeunes médecins qui avaient commencé une activité en cabinet sont repartis depuis et dix fermetures de cabinets sont annoncées d'ici cinq ans sans succession», détaille-t-elle.

En outre, depuis 2019, les cabinets de pédiatres du Haut-Valais refusent les enfants âgés de plus de deux ans sans pathologie chronique. Ils sont suivis par les médecins généralistes de leurs parents.

La plus basse de Suisse

Selon le sondage, la situation, également tendue dans le Valais romand, est due au manque de candidats avec un profil adéquat, mais aussi à l'inadéquation entre les conditions de travail (salaires, horaires, service de garde) et la réalité financière et logistique des cabinets. Une réalité régulièrement dénoncée par la SMVS et sa présidente, la doctoresse Monique Lehky Hagen, qui prône une augmentation de la valeur du point tarifaire ambulatoire (VPT Tarmed) de 84 à 89 centimes.

Selon SMVS, la valeur du point tarifaire, qui est «la plus basse de toute la Suisse», compromet la relève médicale. Pour l'heure, des recours des groupes d'assureurs Tarifsuisse et HSK sont pendants auprès du tribunal administratif fédéral (TAF) (ats/nxp)

Créé: 06.02.2020, 13h15

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