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ManifestationMarre d'être «pressé» chez Nespresso

Une cinquantaine d'employés de Nespresso, accompagnés de leurs syndicats, ont manifesté mardi à Lausanne devant le siège du producteur. Ils se plaignent des nouveaux horaires.

Les salariés de Nespresso ont manifesté leur colère devant le siège lausannois de l'entreprise, en compagnie des représentants politiques Samuel Bendahan et Géraldine Savary. (mardi 15 mai 2018)
Les salariés de Nespresso ont manifesté leur colère devant le siège lausannois de l'entreprise, en compagnie des représentants politiques Samuel Bendahan et Géraldine Savary. (mardi 15 mai 2018)
Keystone

Le nouvel horaire «péjore leurs conditions de travail», la cinquantaine d'employés de Nespresso réunie ce mardi à Lausanne devant le siège du fabricant de dosettes à café souhaite entamer des négociations pour revenir à une situation plus gérable.

Il y a trois semaines, la direction de Nespresso, leader mondial du café en capsules, a annoncé un projet de réorganisation du temps de travail en équipe pour les salariés des sites d'Avenches, Orbe et Romont. Ledit projet passe au système de 5 à 4 équipes par jour.

Cette modification entraîne une augmentation du temps de travail de 41 à 43 heures par semaine. Pire encore, les salariés devraient travailler un week-end sur deux, douze heures d'affilée, alternativement de jour et de nuit, critique le syndicat Unia, qui relaye les revendications des travailleurs.

Mépris de la vie de famille

«Travailler avec des pointes jusqu'à 58 heures par semaine, c'est inadmissible. La vie de famille et la santé des travailleurs sont en danger», a lancé Abdeslam Landry, secrétaire syndical. Une situation d'autant plus inacceptable que «Nestlé et Nespresso sont des entreprises ultra-bénéficiaires», a ajouté Pierre Conscience, conseiller communal d'Ensemble à Gauche.

«Vie privée sacrifiée, santé en danger», «Non à l'horaire de la mort» ou encore «A bas la Nespression», ont scandé les manifestants qui sont venus en car depuis Orbe et Avenches. Outre l'appui de Pierre Conscience, ils ont reçu à Lausanne le soutien de deux élus socialistes, la conseillère aux Etats Géraldine Savary et le conseiller national Samuel Bendahan.

Unia pas conviée aux négociations

Les manifestants réclament l'ouverture de véritables négociations, en présence du syndicat Unia qui a été mandaté par une majorité du personnel. La direction a brièvement rencontré mardi une mini-délégation du personnel et du syndicat. Sans résultat: «C'était un dialogue de sourds. Mais il est important de continuer la lutte. Nous sommes persuadés que cela va payer», a expliqué Abdeslam Landry. Nespresso explique privilégier la discussion avec les seuls délégués du personnel. «Nous travaillons avec les employés et leurs représentants afin de définir le modèle de tournus d'équipe qui leur convient le mieux», a expliqué par écrit l'entreprise à l'ats.

Les emplois préservés

Avec cette nouvelle organisation, Nespresso cherche à accroître sa productivité pour répondre à l'augmentation de la demande. Aucun licenciement n'est envisagé. Il s'agit uniquement d'une réorganisation des équipes, a ajouté la filiale de Nestlé.

Nespresso reconnaît que le nombre de week-ends travaillés va augmenter. En revanche, le nombre d'heures travaillées par jour le week-end restera le même, soit 12 heures à Avenches et à Orbe et 8 heures à Romont, fait-elle valoir. La réorganisation concerne les trois usines Nespresso en Suisse, ce qui représente un peu plus d'un millier de personnes.

ats

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