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Manifestation devant l'usine Bell à Cheseaux

Environ 80 personnes se sont mobilisées suite à la décision du groupe bâlois de fermer une partie de l'usine.

Des dizaines de personnes ont manifesté mardi devant l'usine de Bell à Cheseaux-sur-Lausanne (VD).
Des dizaines de personnes ont manifesté mardi devant l'usine de Bell à Cheseaux-sur-Lausanne (VD).
Keystone

Soutenu par le syndicat Unia, des employés se sont réunis par vagues devant l'usine, selon un photographe de Keystone. Certains tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Nous voulons garder nos emplois», «Aujourd'hui, elle est moins bell la vie» ou encore «Quel est notre avenir?».

«Nous voulons déjà entamer un dialogue et nous sommes résolus», a martelé Noé Pelet, responsable du secteur industrie chez Unia Vaud. «Depuis deux semaines, nous essayons d'organiser une rencontre avec la direction. Sans succès. L'entreprise refuse de se mettre à la table pour discuter».

Contacté, le service de presse du transformateur de viande acquiesce. Car son partenaire social est l«Association suisse du personnel de la boucherie avec lequel une Convention collective de travail a été signée. «À cet égard, nous sommes en contact rapproché», précise Davide Elia, porte-parole de Bell.

Vers Soleure

En octobre dernier, le groupe bâlois, filiale de Coop, avait indiqué qu'il déplaçait pour fin 2017 sa production de viande fraîche de Cheseaux-sur-Lausanne vers son site existant d'Oensingen (SO). Objectif: «regrouper ses forces dans ce domaine sur un seul site».

A ce stade, Bell dit ne pas encore pouvoir estimer le nombre exact de personnes qui seront concernées par le déplacement. Mais «nous partons toujours du principe que ce sera moins d'une centaine de personnes», poursuit Davide Elia.

Il ajoute par ailleurs qu'un nouveau poste de travail sera proposé à chacun au sein du groupe. Reste que les chiffres avancés ne correspondent pas à ceux évoqués par les travailleurs.

Bataille de chiffres

Ces derniers «estiment que 160 personnes sont concernées par la fermeture du site de production de viande fraîche», lâche le syndicaliste. A ce stade, ils n'ont par ailleurs reçu aucune proposition concrète pour la suite.

«C'est vrai», poursuit le porte-parole. «Nous avons préféré communiquer le plus tôt possible, mais nous n'avons pas encore les détails des propositions».

Moult questions

Aujourd'hui, le syndicat Unia dit vouloir des garanties pour les employés. «Et nous sommes curieux d'apprendre où l'on va placer les gens», poursuit Noé Pelet. Le syndicat est mandaté par plus de 70 salariés. Il indique en outre que «de très nombreux emplois ont été biffés en silence durant la dernière année».

(ats)

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