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Les joyaux clunisiens se mettent à portée de clics

Les monastères, églises et ensembles de Suisse romande lancent un guide et un site pour mieux faire connaître leurs trésors.

Perle du Nozon au tissus médiéval intact, Romainmôtier est une des étapes de ce site internet et des itinéraires destinés à mieux faire connaître l'héritage clunisien en Suisse romande.
Perle du Nozon au tissus médiéval intact, Romainmôtier est une des étapes de ce site internet et des itinéraires destinés à mieux faire connaître l'héritage clunisien en Suisse romande.
Jean-Paul Guinnard

Les sites clunisiens romands sont désormais à portée de clics, et à quelques (ou plus) pas de chez vous. Deux projets didactiques, présentés mercredi à Romainmôtier, viennent dépoussiérer l’image et surtout la façon dont les treize sites clunisiens de Suisse romande se présentent au grand public.

«Il y a deux approches, faire circuler le public d’un site à l’autre et apporter des informations pour faire comprendre ce qu’a été le phénomène clunisien, une matrice de l’Europe en quelque sorte», résume le président d’honneur de la Fédération européenne des sites clunisiens, Michel Gaudard.

La démarche passe par le site internet viacluny.ch, qui vise à apporter aux amateurs de marches et de patrimoine des itinéraires et des applications de médiation en ligne, d’un site à l’autre. Une réponse aux randonneurs et à l’attrait pour les «itinérances» à l’image des chemins de Saint-Jacques ou de la Via Francigena, expliquent les porteurs du projet.

Pour les touristes ou quiconque dispose d’un téléphone avec connexion internet, il sera ainsi possible de passer de Bassins à Rougemont en passant par Baulmes, Douanne (BE), Payerne ou Rüeggisberg (BE). «Romainmôtier est un site où le public se renouvelle bien. Faire découvrir des sites moins connus est plus difficile», note Fabrice De Icco, syndic de Romainmôtier et trésorier de la fédération. Entre les chemins, les quiz, les visuels, les informations historiques vulgarisées et les réseaux sociaux, les porteurs de cet héritage médiéval espèrent étendre la démarche aux autres sites clunisiens des pays voisins. En version imprimée, «Les Chemins de Cluny en Suisse» décline l’opération en guide touristique de 80 pages. Il est disponible en deux versions bilingues.

Héritière d’un projet Interreg (collaboration transfrontalière) avorté, l’opération a nécessité des mois de travaux. Un gros effort pour les professionnels et passionnés, qui montent en parallèle un dossier de candidature pour l’Unesco.

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