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Bas-ValaisCoup de pouce du Valais pour fouiller l'histoire

Le budget valaisan 2019 dévolu à l'archéologie (2 millions) a été dépassé. Un crédit supplémentaire a été voté pour poursuivre des fouilles en Bas-Valais.

L'église funéraire Notre-Dame a été utilisée comme lieu de culte jusqu'au XIIIe siècle selon les archéologues.

Le parlement valaisan a accepté mercredi à l'unanimité un crédit supplémentaire de 948'000 francs pour poursuivre des fouilles archéologiques d'urgence sur des sites reconnus d'importance nationale dans le Bas-Valais. Le budget est dépassé depuis plusieurs semaines.

Le budget 2019 dévolu à l'archéologie cantonale, de 2 millions de francs, est déjà totalement engagé sur divers chantiers. Le service justifie également sa demande afin de réaliser les travaux dans les plus brefs délais, afin de permettre la réalisation de projets immobiliers. Ces deux sites à Martigny et à St-Maurice font partie de l'inventaire suisse des biens culturels.

Les travaux de construction d'un immeuble locatif à St-Maurice ont permis de découvrir la partie sud d'une église datant du Haut Moyen Age (VI-VIIe siècle de notre ère), ainsi qu'un cimetière contenant quelque 250 stèles funéraires. Erigée à la même époque que l'abbaye (VIe siècle), l'église funéraire Notre-Dame a été utilisée comme lieu de culte jusqu'au XIIIe siècle selon les archéologues – moment où elle est tombée en ruine - et même jusqu'au XVIIe siècle en ce qui concerne son cimetière.

Demande de subventionnement

Le montant des travaux de fouilles pour l'année 2019 atteint 751'000 francs pour St-Maurice. A Martigny, celui de la fouille d'une partie de l'insula de la ville romaine représente 197'000 francs. Une demande de subventionnement de 400'000 francs a été demandée à la Confédération pour le premier projet cité. Berne n'a pas encore tranché la question.

A l'instar de la Commission des finances (Cofi), les députés ont estimé que trois critères fondamentaux remplis pour cette dépense supplémentaire: «l'imprévisibilité, la nécessité et l'urgence de la dépense», ont rappelé des députés PDC, PLR et de l'AdG.

L'arrêt du chantier à St-Maurice aurait nécessité le licenciement des archéologues et fouilleurs spécialisés, soit douze personnes, sans l'assurance de pouvoir retrouver ce personnel à la réouverture du chantier.

Stratégie cantonale adoptée

Dans la foulée mercredi matin, le Conseil d'Etat a retenu l'idée de créer une stratégie archéologie 2025, suite à un postulat de l'ex-député Vert Thierry Largey. Cette stratégie servirait à développer les études sur le patrimoine archéologique pour disposer d'une documentation à jour. Elle devrait aussi permettre d'établir un portail commun avec le pôle muséal de Sion.

La mise en réseau de l'ensemble des sites et des musées situés sur le territoire cantonal y serait développée. Enfin, elle servirait à susciter et à soutenir un réseau de médiateurs favorisant la connaissance et l'appropriation du patrimoine valaisan.

(ats)

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