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Canton du ValaisCaro North raconte son expédition en Antarctique

L'expédition, qui réunissait sept personnes dont l'alpiniste valaisanne, est partie fin novembre pour un mois. L'expérience a été «unique» pour l'aventurière.

Caro North, chez elle à La Tzoumaz (VS), où elle raconte son expérience.

L'alpiniste Caro North revient d'une expédition d'un mois en Antarctique. La Valaisanne dit avoir vécu une expérience «unique», même si l'objectif du voyage n'a pas pu être complètement atteint.

«Nous aurions voulu ouvrir une voie en escalade, mais nous n'avons pas eu l'opportunité de grimper à cause du mauvais temps», explique l'aventurière de 28 ans établie à La Tzoumaz (VS). «Nous avons toutefois pu skier sur des pentes exceptionnelles», raconte-t-elle dans un entretien accordé à Keystone-ATS.

L'expédition, qui réunissait sept personnes, est partie à la fin novembre pour un mois. Depuis Ushuaïa en Argentine, il a fallu presque sept jours de navigation sur un voilier pour arriver en Antarctique, dont quatre sans voir la moindre terre ferme. «Le grand défi était de passer le détroit de Drake, connu pour ses conditions météorologiques difficiles», indique Caro North.

Sur place, les membres de l'expédition sont restés douze jours. «Une des plus grandes difficultés était de savoir comment arriver sur les glaciers. Il y a souvent de grands murs de glace et il faut naviguer plusieurs kilomètres avant de pouvoir débarquer», relève-t-elle.

Le paramètre météorologique est aussi primordial. «Il faut trouver les bons créneaux. Car si le vent se lève, le bateau ne peut plus venir nous chercher. Et bivouaquer sur le glacier n'était pas une option», reconnaît la Valaisanne.

Peu d'informations

Caro North, qui a vécu plusieurs années en Allemagne avant de revenir en Suisse, multiplie les expéditions depuis son adolescence, des Alpes à l'Himalaya en passant par la Patagonie. «L'Antarctique représentait un nouveau challenge, notamment, car on est loin de tout, sans contact avec l'extérieur. La connexion avec la mer est également unique», note-t-elle.

Si l'expédition a compté plusieurs défis, les préparatifs ont été tout aussi délicats. «Il y a peu d'informations sur le ski et la montagne en Antarctique. Nous n'avions qu'un livre à disposition pour nous préparer. Du coup, nous avons dû imaginer ce qui pouvait nous attendre sur place. Il fallait être prêt à tout», raconte-t-elle.

Caro North espère désormais retourner en Antarctique afin de pratiquer ce qui reste sa spécialité, l'escalade. Elle s'y rendra à nouveau en voilier, mais jamais en bateau de croisière: «Ces bateaux détruisent l'environnement, tuent les manchots et devraient, à mon avis, être interdits dans un habitat naturel comme l'Antarctique», affirme-t-elle sur le site internet d'un de ses sponsors.

ats

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