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SuisseApprentis: Vaud s'attaque au harcèlement

Le Conseil d'Etat vaudois veut encourager les personnes touchées à parler et les employeurs à être vigilants.

Les autorités vaudoises rappellent que suite à du harcèlement, elles peuvent retirer le droit de former à des entreprises.
Les autorités vaudoises rappellent que suite à du harcèlement, elles peuvent retirer le droit de former à des entreprises.
Keystone

Le canton de Vaud lance une campagne pour sensibiliser au harcèlement sexuel chez les jeunes en formation, particulièrement les apprentis. L'opération se décline sous forme de flyers et d'affiches dans les transports publics.

«En Suisse, un tiers des femmes et un homme sur dix sont confrontés ou témoins de harcèlement sexuel au travail», a rappelé mardi devant la presse à Lausanne la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro. Si les autorités vaudoises ne disposent pas de statistiques sur la situation dans le canton, elles savent que les apprentis sont particulièrement exposés.

«Ils sont jeunes, ont peur de perdre leur emploi et craignent également d'être identifiés comme des personnes à problème», résume Cesla Amarelle, conseillère d'Etat en charge de la formation. Au travers de cette campagne, les deux ministres veulent encourager les personnes touchées à parler et les employeurs à être vigilants.

Dans les transports publics

Outre la distribution de 30'000 papillons, 770 affiches seront visibles jusqu'au 6 octobre dans les bus et trains vaudois sous le slogan «Nom de code respect. Pour toutes et tous». L'occasion de rappeler que le harcèlement est punissable par la loi.

Reste que les chiffres ne sont pas très encourageants. En Suisse, plus de 80% des plaintes déposées pour harcèlement sont ainsi rejetées. Pour Jacqueline de Quattro, il vaut mieux prévenir ces situations que les endurer.

Autorisations retirées

Cesla Amarelle a par ailleurs rappelé que suite à du harcèlement, son département peut retirer le droit de former à des entreprises. «Et cela a déjà été appliqué quelques fois, notamment cette année», a-t-elle glissé sans fournir davantage de précisions.

Les flyers distribués dressent également une liste des différents acteurs auprès desquels les victimes ou témoins peuvent s'adresser. Citons de manière non exhaustive le médiateur, l'infirmière scolaire, l'aumônier, le 147 ou le conseiller aux apprentis.

ats

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