«Les journalistes doivent démêler le vrai du faux»

VaudSimonetta Sommaruga a souligné l'importance du journalisme scientifique lors d'une Conférence mondiale à Lausanne.

Simonetta Sommaruga. (Image d'archives)

Simonetta Sommaruga. (Image d'archives) Image: Keystone

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"Le journalisme scientifique ne doit pas être le parent pauvre des rédactions": c'est l'appel lancé par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga lundi à Lausanne lors de l'ouverture de la 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques (WCSJ).

"L’exercice de la démocratie est aussi tributaire du travail des journalistes scientifiques. Davantage encore lorsqu’un président d’une grande puissance qualifie de 'fake news' tout ce qui ne lui convient pas", a ajouté la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).

La ministre s'exprimait au SwissTech Convention Center, sur le campus de l’EPFL, en ouverture de cette conférence qui réunit jusqu'à vendredi un millier de journalistes et communicateurs scientifiques de 82 nationalités. La manifestation est mise sur pied par l’Association suisse du journalisme scientifique (ASJS).

"En Europe, l’intérêt du public pour la recherche scientifique et les développements technologiques est supérieur à l’intérêt pour le sport", a relevé Mme Sommaruga, invitant les éditeurs et responsables des organes de presse à agir en conséquence.

Il est plus nécessaire que jamais d'expliquer aux citoyens les enjeux des évolutions technologiques et de disposer dans les rédactions de journalistes spécialisés "capables de démêler le vrai du faux", a conclu la ministre de la communication, selon le texte écrit de son discours.

Coopération franco-suisse

Mme Sommaruga a salué en fin d'après-midi la ministre française de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Frédérique Vidal, également présente à Lausanne pour l'ouverture de la WCSJ. Cette dernière devait participer à la 16e Rencontre de coopération universitaire et scientifique franco-suisse.

Celle-ci s'est déroulée en présence de la secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation Martina Hirayama et des principaux recteurs et dirigeants d’universités françaises et suisses. Une lettre d'intention a notamment été signée entre le Centre national d'études spatiales (CNES) et le Swiss Space Office. Cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et est organisée alternativement par la Suisse ou la France.

La France est le 3e partenaire scientifique de la Suisse et la Suisse le 6e partenaire de la France, en nombre de co-publications scientifiques. La France accueille 2000 étudiants suisses et la Suisse 9500 étudiants français.

Tous les trois ans

Cette rencontre a lieu tous les deux ou trois ans et est organisée en alternance par la Suisse ou la France. Les deux pays sont des partenaires scientifiques de premier plan, avec plus de 800 projets impliquant des chercheurs suisses et français dans le cadre du 8e programme-cadre de recherche de l’Union européenne, Horizon 2020. Cela fait de la France le 3e pays partenaire de la Suisse.

Depuis 2011, plus de 2400 projets de recherche impliquant des composantes de collaboration avec la France ont été soutenus par le Fonds national suisse, ce qui place la France également au 3e rang des pays partenaires dans ce contexte, après l’Allemagne et les Etats-Unis. En terme de publications, la France est le 4e pays partenaire des chercheurs suisses.

Enfin, la France est la 2e destination favorite des étudiants suisses. Elle constitue de même le 2e pays de provenance des étudiants étrangers effectuant un séjour en Suisse, a indiqué le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation au terme de la rencontre. (ats/nxp)

Créé: 01.07.2019, 19h33

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