Les riverains français de l'aéroport de Genève déboutés

NuisancesLes avions qui atterrissent à Genève après avoir survolé la pointe de Nernier (F) ne devront pas modifier leur trajectoire.

L'aéroport de Genève entraîne des nuisances sonores pour les riverains français qui n'ont néanmoins pas obtenu gain de cause.

L'aéroport de Genève entraîne des nuisances sonores pour les riverains français qui n'ont néanmoins pas obtenu gain de cause. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le Tribunal administratif fédéral a débouté l'Association Française des Riverains de l'Aéroport de Genève (AFRAG).

Celle-ci se bat depuis des années pour que les avions en phase d'atterrissage empruntent le milieu du lac et épargnent la pointe de Nernier en recourant à une approche dite «segmentée». Cette demande avait été écartée le 12 septembre 2012 par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).

En août 2013, les communes de Chens-sur-Léman (F), Messery (F) et Nernier (F) avaient adopté une prise de position commune. Elles faisaient valoir que «les nuisances sonores subies par les riverains sur le territoire français doivent être prises en considération par les autorités suisses dans le cadre de leur gestion de l'espace aérien.»

Le bruit mesuré par l'European Aircraft noise Services au passage d'un avion varierait entre 65 et 72 décibels, soit un niveau amplement suffisant pour réveiller un être humain. Or, le premier vol est à six heures du matin et bon nombre d'avions sortent leur train d'atterrissage avant ou au-dessus de Nernier.

Contestant le refus de l'OFAC, l'AFRAG avait demandé la modification du règlement d'exploitation de l'aéroport de Genève. Elle avait aussi sollicité la mise en œuvre d'une expertise indépendante portant notamment sur la faisabilité d'une approche «segmentée» empruntant le milieu du lac.

Sécurité primordiale

Dans son arrêt, diffusé mercredi, le TAF rappelle que la garantie de la sécurité revêt une importance centrale. «Elle met en effet en jeu nombre de vies humaines, et ce directement et indirectement en cas de défaut.»

Selon la volonté exprimée par le Conseil fédéral, autorité de surveillance de l'aviation, il convient de veiller à maintenir un niveau de sécurité élevé en comparaison européenne. Or, compte tenu des implications d'une modification de la trajectoire, la décision de l'OFAC doit être confirmée, juge le TAF.

Déboutés, l'AFRAG et les autres recourants devront payer 3000 francs de frais judiciaires. Ils devront prochainement se déterminer sur l'opportunité d'un ultime recours au Tribunal fédéral (TF). (ats/nxp)

Créé: 17.06.2015, 14h03

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Brexit: Theresa May à Bruxelles
Plus...