L'éducation numérique bénéficie de 24,7 millions

NeuchâtelMardi, un important crédit a été demandé pour former les élèves à l'éducation numérique, dans le canton de Neuchâtel.

Un des points forts de ce programme sera de former les enseignants et de créer une réelle culture numérique au sein des différents établissements du canton de Neuchâtel.

Un des points forts de ce programme sera de former les enseignants et de créer une réelle culture numérique au sein des différents établissements du canton de Neuchâtel. Image: Photo d'illustration/Keystone

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Le canton de Neuchâtel veut former ses élèves à l'éducation numérique. Un crédit de 24,7 millions de francs est demandé pour permettre l'extension de la grille horaire et pour financer la formation des professeurs ainsi que le matériel.

«L'éducation au numérique est un vrai défi. Nous voulons donner accès à tous les élèves à des compétences et à des connaissances dans un esprit d'équité. Nous voulons aussi les rendre attentifs aux dangers de l'internet et leur permettre de développer leur esprit critique», a déclaré mardi à Neuchâtel Monika Maire-Hefti, conseillère d'Etat.

Si Neuchâtel a ébauché son projet en se basant sur des recommandations fédérales et sur le plan d'action romand, «aucun canton romand n'est allé aussi loin en matière d'éducation numérique», a ajouté la cheffe du Département de l'éducation et de la famille. «Il y a un projet-pilote dans le canton de Vaud mais rien de généralisé».

Période supplémentaire

«On peut en quelque sorte rattraper notre retard et intégrer une période supplémentaire à la grille horaire car cette dernière est moins importante à Neuchâtel que dans d'autres cantons», a expliqué Jean-Claude Marguet, chef du Service de l'enseignement obligatoire. Une période supplémentaire sera introduite entre la 7e et la 10e Harmos.

Au niveau du post-obligatoire, une nouvelle discipline informatique sera introduite dès 2021 dans la formation gymnasiale. Il y aura également la construction d'une culture numérique aussi bien au niveau des lycées que dans la formation de culture générale. S'agissant de la formation professionnelle, des moyens numériques seront intégrés en collaboration avec les écoles et les entreprises formatrices.

«Au post-obligatoire, il s'agit d'objectifs communs qui ont été pris au niveau suisse», a précisé Laurence Knoepfler Chevalley, cheffe du Service des formations post-obligatoires et de l'orientation.

Former les enseignants

Un des points forts de ce programme sera de former les enseignants et de créer une réelle culture numérique au sein des différents établissements du canton. «Le numérique va changer le métier d'enseignant et demander une posture différente», a expliqué Monika Maire-Hefti.

Pour les épauler, un réseau de professionnels sera constitué et des référents accompagneront les professeurs dans chaque établissement. Pour atteindre les objectifs souhaités, de la formation continue est prévue ainsi qu'une adaptation de la formation initiale dans la HEP (Haute Ecole pédagogique).

Les professeurs seront formés à utiliser «les technologies à bon escient. L'utilisation du numérique doit apporter une plus-value», a ajouté Jean-Claude Marguet. Le site du Réseau pégagogique neuchâtelois, «envié loin à la ronde», propose déjà des supports de cours, des méthodologies, des parcours i-classe ou des vidéos qui peuvent être téléchargés.

Concrètement, le matériel devra aussi être adapté à ce virage numérique. «Selon les établissements, il faut augmenter le débit du réseau - tout en respectant le principe de précaution en matière de wi-fi - créer de nouveaux postes ou de nouvelles salles d'informatique et proposer de nouveaux outils comme les micro-robots ou les nano-ordinateurs», a déclaré Frédéric Frey, chef de l'Office de l'informatique scolaire et d'orientation (OISO).

Création d'emplois

Selon le rapport, le virage numérique aura aussi des conséquences en terme de personnel. La création de huit emplois - équivalent plein temps - est prévue pour renforcer notamment le Service informatique de l'entité neuchâteloise (SIEN) ou l'OISO. La demande de crédit de 24,7 millions de francs sera soumise au Grand Conseil au début 2020. (ats/nxp)

Créé: 26.11.2019, 13h08

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