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Votations du 9 févrierPas de négociations sur la libre-circulation en cas «oui»

En cas de «oui» à l'initiative «contre l'immigration de masse», il n'y aura pas de nouvelle négociation sur la libre-circulation a prévenu la commissaire européenne Viviane Reding.

Viviane Reding a prévenu que la libre-circulation des personnes ne sera pas renégociée.
Viviane Reding a prévenu que la libre-circulation des personnes ne sera pas renégociée.
Keystone

Il n'y aura pas de nouvelle négociation sur la libre-circulation des personnes en cas d'acceptation de l'initiative «contre l'immigration de masse», a averti dimanche la commissaire européenne Viviane Reding. Le marché intérieur de l'UE est un tout et «la Suisse ne peut pas y choisir ce qui lui plaît».

Pour Mme Reding, l'accès au marché intérieur ne peut pas être dissocié des autres libertés fondamentales issues des accords bilatéraux. En outre, la circulation des personnes n'est pas une voie à sens unique; quelque 430'000 Suisses vivent actuellement au sein de l'UE, rappelle-t-elle dans une interview à l'hebdomadaire alémanique Schweiz am Sonntag.

Pour la vice-présidente de la Commission européenne, la forte immigration en Suisse correspond à un besoin: l'économie helvétique ne pourrait pas fonctionner sans main-d’œuvre étrangère, assure-t-elle.

Selon la commissaire, la peur des conséquences à long terme de l'immigration pour le système social suisse n'est pas fondée. Seuls 3,7% des citoyens de l'UE touchent l'aide sociale en Suisse, contre 4% de Suisses, affirme Viviane Reding, citant une enquête de l'Initiative des villes pour la politique sociale.

Systèmes sont trop généreux

«Dans certains pays, les systèmes sociaux sont trop généreux», a reconnu la Luxembourgeoise. Mais les Etats doivent veiller eux-mêmes à ce que leur aide sociale soit conçue d'une manière qui permette d'éviter les abus.

Certains pays savent comment le faire. La Belgique a ainsi expulsé l'an dernier quelque 5000 ressortissants de pays de l'UE, en application de la législation européenne existante, explique Mme Reding.

La directive européenne sur la libre-circulation n'autorise pas un citoyen d'un Etat européen à se rendre dans un autre pays et à y réclamer l'aide sociale. Il doit au contraire prouver après trois mois qu'il dispose de moyens de subsistance suffisants.

La commissaire européenne souligne par ailleurs que la plupart des citoyens «mobiles» de l'UE contribuent au bon fonctionnement de l'aide sociale. «Ils paient des impôts, des taxes, des cotisations sociales - et en moyenne plus que la population nationale», insiste-t-elle.

ats

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