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DémographieLa Suisse peuplée de 8 millions d'habitants

Sans connaître la date exacte du franchissement du cap, l'Office fédéral de la statistique (OFS) précise qu'il aura lieu durant le courant de l'été. La part des plus de 64 ans a presque triplé en un siècle.

En Suisse, la part des plus de 64 ans a presque triplé en un siècle.
En Suisse, la part des plus de 64 ans a presque triplé en un siècle.
ARCHIVES, Keystone

Le cap des huit millions d’habitants sera franchi en Suisse dans le courant de l’été. L’Office fédéral de la statistique (OFS) n’est pas en mesure de préciser la date exacte. Il peut en revanche affirmer, sans surprise, que la population sera toujours plus âgée.

La tendance amorcée au cours du XXe siècle est claire: entre 1900 et 2010, la part des jeunes de moins de 20 ans a diminué de moitié, celle des plus de 64 ans a presque triplé et celle des plus de 80 ans a été multiplié par neuf.

Ce phénomène, dû à l’allongement de l’espérance de vie et surtout au recul de la fécondité, se poursuivra au 21e siècle, explique jeudi dans un communiqué l’OFS. La part des personnes âgées de plus de 65 ans pourrait passer de 16,9% en 2010 à 28% en 2060, précise l’office fédéral.

Triplement de la population

Avec le cap des 8 millions d’habitants, la population helvétique a plus que triplé depuis 1860, lorsqu’elle se montait à 2,5 millions. La croissance démographique n’a toutefois pas été linéaire. Comme l’a relevé mercredi l’orateur de la Fête nationale au Grütli, le conseiller national Antonio Hodgers (Verts/GE), la Suisse était un pays d’émigration au XIX siècle et entre 1910 et 1930.

D’autres périodes ont connu des accroissements rapides de la population. La hausse démographique la plus spectaculaire a eu lieu entre 1950 et 1970, avec un taux de croissance annuel de 1,4%.

La décennie suivante 1970-1980 s’est elle distinguée par le taux d’accroissement le plus faible (+0,15% par an). Cela s’explique par la limitation de l’immigration de travailleurs étrangers et la crise des années 1975 et 1976 consécutive au premier choc pétrolier. Le nombre d’habitants a même accusé une baisse en 1976 (-0,6%).

La croissance démographique a repris dans les trois décennies suivantes, s’accélérant à chaque fois un peu plus. Elle a été de 0,6% par an dans les années 1980, de 0,7% pour les années 1990 et de 0,9% depuis 2000. Elle a même été égale ou supérieure à 1% à partir de 2007.

Importance du solde migratoire

Depuis 2000, la croissance de la population trouve sa principale source dans le solde migratoire positif. Celui-ci contribue actuellement pour près de 80% à la hausse démographique, laissant seulement 20% à l’accroissement naturel, soit la différence entre naissances et décès.

Le solde migratoire peut toutefois varier rapidement et très fortement, rappelle l’OFS. Il est ainsi passé de +100’000 en 1961 à - 58’000 en 1975. Plus récemment, la Suisse a enregistré un solde migratoire négatif en 1996 et 1997.

L’accroissement naturel a lui toujours été positif depuis la milieu du XIXe siècle, hormis en 1918, l’année de la grippe espagnole. Il a été particulièrement élevé au début du 20e siècle ainsi que dans les années 1960, marquées par le baby-boom.

ats

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