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La Suisse participera au projet européen Galileo

Le National a donné son feu vert pour ratifier un accord de coopération avec l'Union Européenne pour la navigation par satellite. Inutile selon l'UDC.

L'UDC a dénoncé une dépense inutile sachant qu'il existe déjà un système GPS qui fonctionne avec les américains.
L'UDC a dénoncé une dépense inutile sachant qu'il existe déjà un système GPS qui fonctionne avec les américains.
Keystone

Après le Conseil des Etats, le National a donné jeudi son feu vert par 159 voix contre 21 à la ratification de l'accord de coopération entre la Suisse et l'UE dans le domaine de la navigation par satellite. Le coût annuel se monte à 34 millions de francs.

Dépenses inutiles pour l'UDC

L'UDC a été la seule à s'opposer à cette participation. «On a déjà un système GPS qui fonctionne avec les Américains. A quoi bon dépenser 34 millions pour un autre système qui a cumulé les pannes et qui aurait dû démarrer en 2008 déjà», a lancé la Lucernoise Yvette Estermann.

Cette coopération introduit en outre des aspects militaires déplaisants. «On se rapproche de l'UE avec ce nouveau programme», a-t-elle ajouté.

La cheffe du Département fédéral des communications Doris Leuthard a rétorqué que les applications civiles et militaires étaient bien séparées et que cet accord servait au contraire les intérêts de la Suisse.

Déjà appliqué

Le texte signé en décembre 2013 à Bruxelles est déjà appliqué à titre provisoire. Avec cet accord, la Suisse pourra participer au développement des systèmes de navigation par satellite et sera intégrée aux programmes de recherche.

L'accord ouvre l'accès aux prestations de Galileo, système qui se composera d'ici 2020 d'une trentaine de satellites, et à Egnos, système régional en service depuis mars 2011 pour améliorer la précision et la fiabilité des signaux émis par des systèmes de navigation mondiaux. Selon l'Agence spatiale européenne, Galileo offrira une localisation en temps réel au mètre près.

Calculée en fonction du produit intérieur brut, la contribution annuelle helvétique a été fixée à 27 millions d'euros, soit environ 34 millions de francs. L'accord a été conclu pour une durée indéterminée, mais peut être dénoncé à tout moment par les deux parties, moyennant un préavis de six mois.

Alternative au GPS américain

Les champs d'application du système européen de localisation mondial sont principalement le trafic aérien, maritime ou ferroviaire et la circulation routière. Mais la synchronisation des réseaux dans le secteur de l'énergie, le domaine de l'e-commerce des assurances et des banques ainsi que les services de sauvetage et de secours en cas de catastrophe devraient également en profiter.

Les programmes européens de navigation par satellite ont été lancés conjointement par l'UE et l'Agence spatiale européenne au milieu des années 90 en guise d'alternative au GPS américain.

(ats)

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