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CybersécuritéLa Suisse n'est pas outillée face aux virus malveillants

Un analyste en cybersécurité tire la sonnette d'alarme et préconise le recensement des attaques informatiques dont particuliers et entreprises sont victimes en Suisse.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

Dans les pages de «La Liberté» ce lundi et de ses journaux partenaires, l'expert genevois en cybersécurité Stéphane Koch plaide pour la création d'un index qui permettrait de donner une vision de l'impact économique réel de la cybercriminalité en Suisse. Cet index donnerait ainsi une idée de la manière dont celle-ci gère la transformation numérique.

Ce répertoire «recenserait l'ensemble des attaques informatiques dont les entreprises et les particuliers sont victimes, les coûts directs et indirects qu'elles ont engendrés. Le nombre de cas traités par les unités de lutte contre la cybercriminalité et le système judiciaire. Et combien de cas annoncés ont abouti à une condamnation», explique Stéphane Koch.

Illettrisme numérique

Pour ce consultant indépendant dans le domaine de la sécurité de l'information, la Suisse n'est pour l'heure pas outillée pour faire face aux virus malveillants. Il faut intégrer la culture du numérique et sa transformation dans les matières scolaires, insiste-t-il, dénonçant un manque de réactivité et de connaissance mais aussi de conscience politique.

Le spécialiste genevois, qui est aussi vice-président d'ImmuniWeb SA, un fournisseur mondial de tests de sécurité Web, appelle par ailleurs les autorités fédérales à investir plus de moyens plus rapidement pour éduquer les citoyens et les entreprises face aux cyberrisques. Et de dénoncer un «certain laxisme et une forme d'illettrisme numérique au niveau politique» entre l'adoption et la mise en oeuvre de lois dans un domaine qui se développe rapidement.

En 2020

Fin mars, un sondage réalisé par gfs.zurich révélait qu'un Suisse sur sept avait déjà été exposé à des cyberattaques.

En mai, le Conseil fédéral a adopté un plan stratégique pour contrer les cyberrisques. La création d'un centre de compétences pour la cybersécurité, qui comptera 24 postes, est au cœur du dispositif. Il sera entièrement opérationnel en 2020.

La Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information (MELANI) fera partie du centre de compétences et sera dotée de ressources lui permettant de fournir à toutes les entreprises et à la population des informations sur les cyberrisques, des alertes ciblées et une assistance en cas d'incidents.

(ats)

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