En Suisse, la consommation de tabac reste élevée

Dans le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Suisse fait figure de mauvais élève.

Image: Keystone

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Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rendu public ce vendredi, «des progrès considérables ont été réalisés dans la lutte antitabac à l’échelle mondiale».

Cette année, l’OMS s’est focalisée sur les politiques d’aide au sevrage à travers le monde. Elle constate que deux pays, l’Inde et le Brésil, ont consenti de gros efforts pour aider les fumeurs à sortir de leur addiction. Plus généralement, l’OMS relève «des progrès significatifs dans les pays à revenu faible ou intermédiaire».

La place de la Suisse
La Suisse, elle, n’apparaît dans aucun des tableaux d’honneur. «Nous n’y avons pas relevé de progrès dans la lutte contre le tabagisme. Nous n’avons noté de changement de politique non plus. La consommation de tabac reste élevée», explique le docteur Vinayak Prasad, responsable des programmes de lutte antitabac au sein de l’OMS.

La Suisse continue de traîner des pieds pour ratifier la convention qui recommande notamment d’adopter le principe du paquet de cigarettes neutre, sans logo de la marque, ou la présence d’avertissements graphiques destinés à dissuader les fumeurs, et en particulier les plus jeunes.

Après Andorre et Monaco, elle reste le pays d’Europe dont les restrictions sont les plus faibles. Ce qui lui vaut de figurer en fin de classement. Selon les chiffres de l’OMS, 20% des adultes ont toujours une consommation de tabac quotidienne.

«Nous n’y avons pas relevé de progrès dans la lutte contre le tabagisme.»

Vinayak Prasad, responsable des programmes de lutte antitabac au sein de l’OMS.

Le rapport publié ce vendredi consacre, en outre, plusieurs pages aux manœuvres des géants l’industrie du tabac ayant leur siège en Suisse. «Ils sont notre plus grand obstacle», souligne l’OMS, qui dénonce leurs manœuvres visant à «manipuler l’opinion publique» et «à entretenir la confusion». Les experts de l’OMS estiment que l’industrie du tabac pousse le bouchon un peu trop loin en prétendant pouvoir elle-même aider les fumeurs à s’éloigner de la cigarette avec ses inhalateurs électroniques.

Cette dernière étude montre que le champ de gravité est en train de se déplacer et que le ton se durcit. L’OMS estime que l’on doit entendre par «arrêt du tabac», «arrêt de tous les produits du tabac». Elle donne ainsi deux coups de clé dans la serrure pour fermer la porte à tout partenariat avec l’Industrie du tabac, quand bien même cette dernière s’emploierait à mettre en avant des substituts à la cigarette.

Créé: 26.07.2019, 19h02

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