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SuisseDes soldats sympathisants d'un réseau néonazi

Selon La Liberté, trois sous-officiers, dont un Valaisan et un Fribourgeois, figurent parmi les sympathisants d'un nouveau réseau d'origine ukrainienne.

L'armée suisse abriterait des sous-officiers sympathisants néonazis.
L'armée suisse abriterait des sous-officiers sympathisants néonazis.
Keystone

Des sous-officiers de milice de l'armée suisse font partie des sympathisants d'un réseau néonazi d'origine ukrainienne, un réseau désormais implanté en Suisse et qui compte plus de 120 membres sur sa page Facebook. C'est une enquête du journal La Liberté qui le révèle ce mardi.

Ce réseau, fondé en 2014, a été baptisé «Misanthropic Division Switzerland». Disparu provisoirement, il est réapparu sur Facebook en octobre dernier. Il a attiré l'attention du Service de renseignement de la Confédération (SRC) en raison de ses références à des figures du nazisme et ses soutiens venus d’extrémistes de droite de divers pays, explique le quotidien fribourgeois.

Trois soldats

La Liberté a identifié au moins cinq sympathisants suisses, dont trois soldats. L'un d'entre eux, un sergent-major chef valaisan, a «liké» deux fois des emblèmes néonazis sur la page Facebook du réseau. Un cas inquiétant, note le journal, puisque ce gradé est responsable de l’entreposage et de la tenue des contrôles des stocks et de la distribution des munitions commandées.

Par ailleurs, ce Valaisan serait ami, toujours sur Facebook, avec le fondateur du groupe Misanthropic Division Switzerland. Et il discuterait régulièrement avec un autre sympathisant du canton d'armes, de politique migratoire et de Juifs dans des termes peu amènes. Toutefois, l'homme, interrogé via le réseau social, affirme ne pas faire partie du groupe et ne pas vouloir en faire partie non plus.

Selon La Liberté, un autre sous-officier de milice suisse, un sergent-chef, également sympathisant du réseau néonazi, affirme ses goûts sur Facebook pour de nombreux groupes d'extrême-droite. Enfin, le troisième soldat repéré, un sergent, affiche sur sa page des publications militantes, tout en cachant son nom sous une écriture cyrillique. Il s'agirait d'un Fribourgeois qui publierait fréquemment des images de propagande néonazie.

L'armée évalue des mesures

Interrogée par le journal fribourgeois, l'armée dit évaluer les mesures possibles pouvant être prises. Il pourrait s'agir de mesures préventives comme le retrait de l’arme d’ordonnance ou la suspension des convocations, voire au pire, une exclusion de l'armée.

Quant à comprendre comment des extrémistes suisses parviennent à gravir les échelons de la hiérarchie militaire, l'armée explique que les militaires qui n'ont pas fait l'objet de condamnations pénales ou qui n'apparaissent pas dans les registres policiers ou du SRC passent entre les gouttes. Elle précise ne pas vérifier les infos disponibles sur les réseaux sociaux.

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