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MédiasLa RTS va économiser sans licencier

La RTS devra supprimer 23 postes de travail, mais sans procéder à aucun licenciement, avec le non-remplacement de postes vacants et des retraites anticipées.

La RTS sera obligée de réduire la voilure.
La RTS sera obligée de réduire la voilure.
Keystone

Contrainte de réaliser des économies, la RTS va encore réduire de 14,3 millions de francs ses dépenses annuelles, a-t-elle indiqué jeudi dans un communiqué. Elle annonce aussi devoir supprimer 22,8 postes de travail, mais sans qu'aucun licenciement ne soit prononcé.

«La suppression se fera par le non-remplacement de postes vacants et par des retraites anticipées», précise la RTS. Elle s'est «efforcée de minimiser autant que possible les effets de cette mesure sur les conditions de travail et de vie de son personnel et sur son offre de programmes».

Ces mesures d'économie pour 2020 s'expliquent notamment par la baisse des recettes publicitaires de la SSR pour laquelle la RTS doit contribuer à hauteur de 12 millions de francs, a confirmé à Keystone-ATS une porte-parole de la RTS, Sophie Balbo. Elle a aussi indiqué qu'il n'y aurait pas de nouvelles suppressions d'émission télévisée et radio.

La SSR avait annoncé l'automne dernier devoir faire des économies à hauteur de 50 millions pour 2020 en raison notamment d'une baisse des recettes publicitaires de 30 millions. La RTS avait déjà précisé début octobre devoir faire face à un nouveau plan d'économie en 2020, à hauteur de 14,3 millions de francs, dont 12 millions en lien avec les recettes publicitaires et 2,3 millions en lien avec le plan d'économie lancé en 2019, à la suite de la baisse de la redevance.

Au total, avec les réductions de dépenses décidées de 100 millions de francs pour 2019, les mesures d'économie se montent à 150 millions pour le groupe SSR sur deux ans, dont 29,3 millions pour la RTS (15 millions pour 2019).

Offre renouvelée malgré tout

Les émissions concernées par ce programme d'économies sont des émissions diffusées en dehors des heures de grande écoute ou qui impactent le moins possible le public, rappelle le diffuseur. Comme annoncé en octobre aussi, il s'agit des émissions télévisées «Au cœur du sport», «En ce temps-là», «Mauvaise langue» et «Toute une vie».

Certains magazines devront aussi revoir à la baisse le nombre de productions originales pour se rabattre sur des achats ou des rediffusions. En radio, la chronique «Futur antérieur» a disparu des ondes. Il en est de même pour le 5h-6h30 de La Première. Pour compenser cette réduction, «La Matinale» commence désormais à 6h au lieu de 6h30.

Parallèlement et malgré les économies réalisées, la RTS dit vouloir poursuivre en 2020 «le renouvellement de son offre pour s'adapter à l'évolution des usages du public». Elle lancera des nouveaux programmes, notamment dans les domaines de la culture, de l'information et à destination du jeune public, annonce-t-elle.

De son côté, impressum a dénoncé dans un communiqué des mesures «dramatiques». Elles «constituent en réalité des licenciements déguisés» car «plus de la moitié de ces postes concernent des retraites anticipées», écrit le syndicat des journalistes.

(ats)

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