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Canton de Saint-GallUn restaurateur lavé de plusieurs accusations

Un restaurateur grec de 68 ans utilisait des femmes d'Europe de l'Est comme main-d'oeuvre bon marché. Condamné à 12 ans de réclusion, sa peine a été ramenée à 26 mois.

Le restaurateur a été lavé des accusations de viols et de contraintes sexuelles.
Le restaurateur a été lavé des accusations de viols et de contraintes sexuelles.
AFP

Un restaurateur de 68 ans accusé d'avoir abusé de la détresse d'une dizaine de travailleuses venues d'Europe de l'Est a vu sa peine réduite à 26 mois de prison avec sursis partiel. En première instance, il avait été condamné à douze ans de réclusion par le tribunal de district de St-Gall.

Le tribunal cantonal de St-Gall, qui a publié le jugement mardi, a acquitté le prévenu de plusieurs accusations. Il a porté une appréciation différente sur les déclarations de certaines plaignantes. Le jugement de deuxième instance n'est pas encore entré en force.

Main-d'oeuvre bon marché

Selon l'acte d'accusation, le restaurateur grec a employé de 2013 à 2017 une dizaine de femmes d'Europe de l'Est comme main-d'oeuvre bon marché pour des salaires inférieurs à la norme, sans que celles-ci ne disposent d'un permis de travail ou de séjour. Il a abusé de la détresse économique de ses victimes.

Il s'est comporté de manière agressive et a fait usage d'une grosse pression psychologique sur ces femmes en les menaçant de renvoi et en retenant parfois leur salaire. Il a également contraint deux Serbes et une Macédonienne à se livrer régulièrement à des actes sexuels avec lui, selon le Ministère public. Celui-ci avait requis quatre ans et demi de prison.

Détention de sûreté

En première instance, le tribunal de district de St-Gall a condamné le prévenu à douze ans de prison. Il l'a reconnu coupable de viols, contraintes sexuelles et abus de détresse notamment. Les juges ont ordonné le placement immédiat du restaurateur en détention de sûreté en raison d'un important risque de fuite.

Le Tribunal cantonal a évalué l'affaire différemment, notamment s'agissant de l'accusation de viol. Une des femmes a déclaré que le prévenu lui avait dit dès son arrivée qu'elle devrait avoir des relations sexuelles avec lui chaque jour si elle voulait avoir ce travail.

Pas de viol

Mère de deux enfants, elle a accepté au début, car elle avait besoin de l'argent. Pour le Tribunal cantonal, la femme n'a pas été limitée dans sa liberté de choix à un tel point que l'on puisse juger qu'il s'agit d'une contrainte sexuelle. Pour d'autres plaignantes, le tribunal estime qu'il y a bien eu abus de détresse et trafic d'êtres humains, mais pas viol et contrainte sexuelle.

Les juges condamnent donc le restaurateur à 26 mois de prison, dont dix ferme, et à une peine pécuniaire avec sursis. Le tribunal ne prononce pas d'expulsion du territoire suisse et il a ordonné la libération immédiate du prévenu.

ats

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