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«La rencontre avec la maladie permet aussi de mieux vivre la vie»

Après son départ du Conseil fédéral, Didier Burkhalter a souffert d’un cancer. Il évoque cette épreuve.

L’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter, qui a quitté le gouvernement en automne 2017, a été gravement malade. Quelques mois après son retrait de la vie politique, il a appris qu’il souffrait d’un cancer, ont révélé les journaux alémaniques «Glückspost» et «Blick». Le Neuchâtelois a accepté de répondre à nos questions par écrit.

Monsieur Burkhalter, la presse annonce que vous souffrez d’un cancer. Souhaitez-vous en dire davantage? En effet, j’ai souffert d’un cancer qui a été décelé l’été dernier. J’ai pu être opéré rapidement et je dois maintenant faire des analyses régulièrement cette année. Je souhaite seulement dire toute ma reconnaissance aux médecins et au personnel de soins pour leur gentillesse, leur compétence et leur humanité. Je ne souhaite pas en dire davantage, d’une part parce que c’est très personnel et, d’autre part, parce que beaucoup de personnes souffrent bien plus que moi.

Comment allez-vous aujourd’hui? Bien, merci. Et vous?

Comment vivez-vous cette épreuve? D’un côté, c’était un choc difficile à encaisser au début. De l’autre, la rencontre avec la maladie permet aussi de mieux vivre la vie, de lui reconnaître davantage de couleurs et de beauté présente. Le temps prend une autre dimension et devient un complice exigeant. Il peut aussi apparaître une sorte de nouvelle liberté lorsque l’on respecte réellement le temps. On se rend encore davantage compte de l’importance de la modestie pour vivre pleinement.

Cette maladie a-t-elle influé sur vos projets actuels et votre activité passée de conseiller fédéral? J’avais quitté le Conseil fédéral depuis une dizaine de mois lorsque j’ai appris que je devais affronter cette maladie. Peut-être était-elle là depuis quelque temps mais je ne l’avais pas encore rencontrée personnellement, si je puis dire. De fait, elle ne m’a pas empêché d’écrire. Je viens de terminer mon quatrième livre, intitulé «Terre minée» qui développe ses aventures de 1918 à 1981, avant tout durant la montée du fascisme en Europe des années vingt et trente ainsi que pendant les tragédies du Vietnam et du Cambodge des années soixante et septante. C’est un roman historique à nouveau, comme «Mer porteuse» qui était paru au moment même où j’apprenais ma maladie l’an dernier. Mon éditeur a prévu de publier «Terre minée» le 21 mars prochain. J’aime beaucoup cette nouvelle vie dans la littérature, de la même manière – même si c’était très différent - que j’ai beaucoup aimé représenter la Suisse aux Affaires étrangères durant les années passées.

Un conseiller fédéral comme celui que vous avez été oublie-t-il parfois de prendre soin de lui? Oui, mais je ne vois pas comment j’aurais pu faire autrement en vivant la vie que j’ai connue. En tous les cas, je ne regrette rien.

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