Passer au contenu principal

Les raisons du «non» aux logements abordables

Si l'initiative de l'ASLCOA a été refusée en votation, c'est parce qu'elle ne tenait pas assez compte des disparités régionales, selon une analyse parue jeudi.

Le texte avait été rejeté à 57,1% le 9 février.
Le texte avait été rejeté à 57,1% le 9 février.
Keystone

Près de sept Suisses sur dix veulent davantage de logements abordables. La majorité des votants a néanmoins rejeté l'initiative sur le sujet, surtout parce qu'elle ne tenait pas assez compte des disparités régionales, révèle jeudi l'analyse VOTO relative au scrutin fédéral du 9 février.

Cet argument était partagé par 88% des participants à l'enquête. La situation à la campagne diffère beaucoup de celle des centres urbains ont-ils reconnu. La situation de logement des personnes interrogées a aussi eu un impact sur le vote : 60% de locataires ont accepté l'initiative tandis que 67% des propriétaires l'ont rejetée.

La décision de vote a souvent été prise en fonction du schéma gauche-droite : plus les personnes interrogées se positionnaient à gauche, plus elles ont soutenu l'initiative. Tout à gauche de l'échiquier, la proportion de «oui» était quatre fois plus élevée (83%) que tout à droite (21%).

Les mots d'ordre des partis ont été très largement suivis. Les personnes proches du PS (76%) et des Verts (68%) ont en majorité approuvé l?initiative sur le logement. Les sympathisants du PLR (85%), de l?UDC (76%), du PDC (69%) ou des Vert?libéraux (65%) l?ont rejetée.

Tolérance sociale

Le 9 février, les Suisses ont également accepté par 63,1% l'extension de la norme pénale antiraciste à la discrimination en raison de l'orientation sexuelle. Selon l'analyse VOTO, ils ont d'abord exprimé un attachement clair à la tolérance sociale: 93% de l?électorat estiment que la Suisse doit être ouverte à différents modes de vie et de relations.

L'argument principal du camp du «non» n'a pas été suffisamment convaincant. Seuls 41% des votants ont été d'avis que le projet restreint trop fortement la liberté d?opinion. L?identification partisane a également eu une influence majeure sur le vote. Les sympathisants des Verts (89%), du PS (87%) et des Vert?libéraux (79%) ont accepté la réforme à une nette majorité. La base de l?UDC l?a rejetée en force (73%).

Les proches du PDC et du PLR étaient très partagés. Ils ont dit «oui» à une petite majorité de respectivement 55 et 56%. Cela signifie aussi qu'une grande part n'a pas suivi le mot d?ordre des deux partis qui soutenaient la réforme.

L'enquête a été menée auprès de 1?506 personnes ayant le droit de vote. Financée par la Chancellerie fédérale elle a été réalisée conjointement par FORS, le ZDA et l?institut de sondage LINK.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.