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ControverseRacisme: plainte contre un parlementaire UDC

Le conseiller national bernois Erich Hess est accusé de racisme par Les Jeunes Verts suisses. Il a parlé de «nègres» lors d'un débat à Berne.

Erich Hess a tenu ces propos controversés lors d'un débat sur la Reitschule à Berne.
Erich Hess a tenu ces propos controversés lors d'un débat sur la Reitschule à Berne.
Keystone

Le conseiller national UDC et député en ville de Berne Erich Hess est accusé de racisme. Il a parlé de «nègres» lors d'un débat au parlement de la ville de Berne sur la Reitschule. Les Jeunes Verts suisses ont déposé plainte.

Lors d'un débat sur la revalorisation de la zone de la Schützenmatte, devant le centre alternatif de la Reitschule, Erich Hess a parlé de «nègres qui dealent» que l'on voit jour après jour à cet endroit. Le magazine en ligne Vice a déjà rapporté ces propos lundi, propos inscrits au procès-verbal du législatif de la Ville.

Mardi, les Jeunes Verts ont déposé plainte, rapporte le journal 20 Minuten. Ils entendent faire du cas un symbole contre le racisme, indiquent-ils sur leur compte Twitter.

Contacté par l'ats, Erich Hess a dit mercredi ne pas trouver le mot «nègre» raciste ou offensant. Le mot vient de l'espagnol et signifie dans cette langue «noir». En Suisse, le terme est passé dans le langage quotidien et n'est pas utilisé de manière blessante, affirme l'UDC. Qui précise s'être demandé s'il avait le droit d'utiliser ce terme avant de l'employer.

Erich Hess, ancien président des Jeunes UDC, est un farouche opposant à la Reitschule, qu'il dépeint régulièrement comme un «repère de casseurs».

Discussion au Conseil de Ville

Le président du parlement municipal Christoph Zimmerli (PLR) a indiqué que les propos de M. Hess feraient l'objet d'une discussion avec les vice-présidents du conseil. Il est nécessaire de prendre une mesure, a-t-il ajouté, sans préciser laquelle. «Les termes utilisés par M. Hess sont racistes dans un contexte politique», a-t-il dit, sans se prononcer sur leur éventuel caractère pénal.

Pour la Commission fédérale contre le racisme, l'utilisation du mot «nègre» peut être assimilée à une violation de la norme pénale sur le racisme seulement si elle est formulée pour attiser les émotions ou la haine. S'il est adjoint à un autre qualificatif, il s'agit d'une atteinte à la dignité humaine.

Il revient au parquet de trancher selon le cas si l'expression rabaisse une personne ou un groupe de personnes dans sa dignité et s'il y a violation de la norme antiraciste.

ats

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